Monday, July 8, 2013

Nigeria 2011: flux ce 9Md de dollars d'investissement; ses revenus intermédiaires croissent au taux de 23%.

Le Nigeria a accueilli en 2011 un flux d’investissements directs étrangers (IDÉ) record de 8,9 milliards de dollars. Ce flux d’IDÉ 2011, très supérieur aux flux 2010 et 2009 (6 milliards de dollars et 8,2 milliards respectivement), est le plus important jamais accueilli par le pays. C’est du moins ce qui ressort du « Rapport sur l’investissement dans le monde 2012 : Vers une nouvelle génération de politiques de l’investissement » de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced).

Fort de ses 180 millions d’habitants, le géant africain consolide ainsi, dans un contexte économique relativement favorable, son rang de première destination pour les IDÉ en Afrique subsaharienne, avec un stock de 69 milliards, soit 62% du stock régional.

Le Nigeria, à l’image des autres pays pétroliers du continent (Ghana avec 3,22 milliards de dollars, Congo avec 2,93 milliards de dollars, etc.), a ainsi largement bénéficié de la hausse des IDÉ en Afrique subsaharienne (de 29,5 milliards de dollars en 2010, ils sont passés à 36,9 milliards en 2011), grâce notamment à l’augmentation continue du prix des matières premières. Au détriment de certains pays de l’Afrique du Nord, victimes d’une instabilité sociale et politique qui a duré des mois.

Le printemps arabe a sans surprise porté un coup dur aux IDÉ dans des pays comme l’Égypte et la Libye qui constituaient, jusqu’alors, des destinations majeures de ces investissements directs étrangers. Ces pays ont assistés impuissants au ralentissement brutal de ces entrées d’IDÉ.

Le Nigeria avec ses importantes ressources naturelles et énergétiques, mais également grâce à son industrie et son agriculture, est donc devenu une destination de choix pour les investisseurs internationaux.  « Le Nigeria avec son poids démographique constitue un important marché, une forte main-d’œuvre et reste un pays avec revenus intermédiaires qui croissent au taux de 23%. C’est aussi une destination difficile à battre », s’est ainsi justifié le ministre nigérian du Commerce et des investissements, Olusegun Aganga dans un communiqué à l’occasion d’un Forum de trois jours organisé à Londres sur les investissements et les affaires au Nigeria. Mais, M. Aganga a également invité les investisseurs étrangers à voir au-delà du secteur pétrolier et gazier - l’industrie pétrolière nigériane est la principale bénéficiaire des IDÉ du pays - et à diversifier leurs actions vers d’autres secteurs, tels que les mines et l’agriculture qui sont encore très inexploitées. Selon des chiffres officiels, 40% des 48 millions d’hectares de terres arables dans le pays sont toujours en friche.

Même si le pétrole domine l’économie nigériane, l’agriculture y occupe elle aussi une place non négligeable à 35,2% du PIB. Un essor continu à long terme de l’agriculture devrait ouvrir la voie à une croissance économique inclusive, à un recul de la pauvreté et à une meilleure sécurité alimentaire. Tels sont les objectifs que s’est fixés l’État avec son programme de transformation agricole. Par ailleurs, l’émergence d’une classe moyenne favorise la croissance des investissements dans d’autres secteurs, notamment celui des services (banques, distribution et télécommunications).

Seule ombre à ce tableau idyllique, l’ampleur de la corruption qui a pris des proportions presque jamais observées ailleurs sur le continent. Et cela, en dépit des efforts du nouveau président Goodluck Jonathan qui instaure peu à peu des mesures d’encouragement pour continuer d’attirer ces investissements étrangers.

REF: http://www.afriqueexpansion.com/le-nigeria/4851-le-nigeria--destination-privilegiee-pour-les-investissements-etrangers-.html

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