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Saturday, December 30, 2017

Deezer ou Spotify ou Google play ou youTube ou Apple Music ou Amazon Musique... ?

Nous parlons d'une industrie: l'industrie musicale et sa partie diffusion.

En premier contrairement à un support physique comme un CD ou vinyle, il n'est pas possible de revendre le morceau ou l'album acheté. Donc cette industrie est encore plus juteuse puisque c'est du "one shot"mais prend le risque de l'auto-diffusion comme l'industrie du livre et des revues.


Le véritable démarrage de l'industrie musik webService-like est la décision industrielle d'Apple qui lance l'iTunes Music Store aux États-Unis, dont le catalogue inclut des répertoires des cinq majors. Chaque morceau y est vendu au tarif unique de 99 cents au format AAC, et chaque album pour 9.99 dollars US (sauf exceptions). Le succès de son baladeur numérique iPod, étroitement intégré au logiciel iTunes, a été une révolution à la Steve, paix à son âme.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Magasin_de_musique_en_ligne
https://en.wikipedia.org/wiki/Online_music_store

https://en.wikipedia.org/wiki/Comparison_of_online_music_stores
https://en.wikipedia.org/wiki/Comparison_of_on-demand_music_streaming_services

Bref quoi que soit le mode d'achat (à la chanson, à l'abonnement), on écoute un droit d'un fichier numérique.  En audio, y a x qualités. mais la question est la banque de données fondamentale avant transcodage style bad MP3.
La taille de la banque de données fondamentale est la première grandeur à mutiplier par la croissance du nombre d'utilisateur * nbr d'utilisateur réel*croissance des services:
SoundCloud en a ~125 millions de tracks, puis Deezer avec ~40millions comme TIdal, Apple, Amazon. Spotify en a un peu moins ~30millions mais avec une excellente stratégie par exemple des appli pour objets connectés comme les montres samsung ou des aggrégations.
Microsoft a annoncé le 2 octobre 2017 que les services d'abonnement et d'achat de musiques prendront fin le 31 décembre 2017. Microsoft invite les clients de "Groove music" (et Zune Music ou Xbox Music) à migrer sur Spotify avec lequel il est en partenariat. L'exemple des échecs successifs de Microsoft dans cette industrie souligne combien cette industrie est très difficile.
Mais Spotify a >150millions d'abo ou de compte free, le BEST!
Deezer que 10millions et piétine en 2017. A part un superMegaBuzz mondial, la partie de boule de neige est jouée.

Un très bon article dans Les Echos

La toile regorge de services de streaming musical et il n'est pas toujours facile de faire un choix. François Lévêque, professeur d'économie, tente ici de vous éclairer dans votre réflexion.
Deezer, Spotify, Apple Music, Tidal, Amazon Musique... La liste Wikipedia des plates-formes d'écoute de musique en streaming contient une trentaine de noms. Quel service choisir ? La recommandation de la théorie économique tient en une phrase : choisir celui dont la victoire dans la bataille de la concurrence est anticipée.

Nous sommes en effet de plain-pied dans le monde économique des plates-formes et de ses puissantes externalités de réseau. Vous connaissez, sans doute, ces effets qui avantagent les entreprises aux plus larges clientèles.

Cela se traduit ici de la façon suivante : plus un service de streaming comptera d’abonnés, plus un abonné aura de chances de pouvoir échanger ses listes de lecture et ses avis avec d’autres ; plus appropriées seront les suggestions de titres qui lui seront faites; plus d’artistes et de labels auront intérêt à être présents dans son catalogue. Et, inversement, plus d’artistes et de labels sont présents dans un catalogue, plus il est intéressant d’y être abonné.

Parier sur le bon cheval

D’où des effets boule de neige et une course entre les plates-formes pour recruter le plus de clients des deux côtés de leur marché, et ce le plus vite possible. D’où une marginalisation et une disparition progressive de celles qui n’y parviendront pas. D’où au final un seul ou un petit nombre de vainqueurs. D’où, enfin, l’intérêt de parier sur un bon cheval dès le départ car changer de cheval en cours de route est bien ennuyeux.

Lire aussi :   Pourquoi le jazz et le classique peinent à s’imposer dans le streaming
https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/010160355128-pourquoi-le-jazz-et-le-classique-peinent-a-simposer-dans-le-streaming-2105163.php

Vous subirez en effet des coûts de changement de fournisseur. Non pas qu'il vous en coûtera des espèces sonnantes et trébuchantes, mais il vous faudra apprendre à naviguer sur une autre plate-forme et surtout vous perdrez vos listes de lecture et votre nouveau fournisseur - faute d'historique et des données qui vont avec - ne connaîtra pas vos goûts et ne saura pas au début vous adresser des recommandations et suggestions aussi bien ciblées.

rem perso: avoir toujours 2 fournisseurs.

Plus il y a d'abonnés, mieux c'est

Un autre avantage à la taille, plus classique, s’ajoute à ces effets de réseau : les économies d’échelles. Les données de l’équation économique de base du streaming les feront facilement comprendre. Chaque nouvel abonné contribue aux coûts fixes, c’est-à-dire qui ne varient pas en fonction des ventes, à l’instar des dépenses de développement des algorithmes, interfaces utilisateurs et autres logiciels.

Secundo, chaque nouvel abonné entraîne une augmentation de la redevance à verser aux labels. Elle est de l’ordre de 60% du montant des abonnements. Ainsi un plus grand nombre d’abonnés permet de mieux recouvrer les coûts fixes et donne un plus grand pouvoir de négociation à l’entreprise de streaming pour obtenir des redevances plus faibles.

Notez en passant que la partie de boules de neige coûte cher. A ce jour l’activité de streaming n’est pas rentable. Deezer, Tidal, Spotify et les autres entreprises spécialisées perdent de l’argent. Les Apple Music, Amazon Music et Google Music aussi mais leur déficit est masqué par l’intégration avec les autres activités de leurs opérateurs respectifs.

Procéder par élimination

Commençons à appliquer la recommandation de la théorie économique en procédant par élimination. D’ores et déjà des services de streaming ont pris un tel retard dans le recrutement d’abonnés qu’il est peu probable qu’ils survivront ou alors seulement sur des segments de marché restreints.

Ainsi : évitez SoundCloud, bien mal en point. Ne choisissez pas Anghami sauf si vous êtes fan de musique arabe car son catalogue s’adresse avant tout aux pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Eliminez Tidal, à moins que vous ne soyez un admirateur inconditionnel du rappeur Jay Z qui l’a racheté. N’utilisez TTunes que si vous possédez une Tesla.

Inversement, on peut être presque sûr que certains ne disparaîtront pas. C’est le cas des entreprises multi-produits dont le streaming fait partie. Il attire et fidélise des clients qui consomment d’autres de leurs biens et services. Il n’est donc pas soumis isolément à une contrainte financière et de rentabilité stricte qui limiterait les investissements pour recruter de nouveaux clients et améliorer le service.

Lire aussi :  Soundtrack Business, le Spotify de la musique d’ambiance
https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/030564173660-soundtrack-business-le-spotify-de-la-musique-dambiance-2114813.php#mX6c7Co1IgidP2km.99

C’est bien sûr le cas d’Apple. Pionnière de la vente de musique numérique à la pièce, la firme de Cupertino a pris tardivement le tournant du streaming, sans doute pour cause de cannibalisation. Sa vitesse de rattrapage est cependant spectaculaire. Elle a conquis 20 millions d’abonnés en deux ans. Citons également Amazon qui a lancé sa propre plate-forme musicale et la propose à un tarif réduit à ses meilleurs clients.

La présence durable de ces deux entreprises dans le streaming est d’autant plus certaine qu’il est un maillon indispensable de leurs haut-parleurs Echo et HomePod – vous savez, ces petites enceintes cylindriques connectées censées trôner demain dans tous les salons (ou presque) pour répondre intelligemment (ou presque) à toutes vos questions (ou presque).

Vous pouvez leur demander «Quel temps fera-t-il demain ?» mais aussi «Joue-moi la chanson du jour» ou «Passe le dernier single de Rihanna». Si d’ailleurs vous envisagez l’acquisition d’une telle enceinte connectée, je vous conseille de vous abonner à Amazon Music ou Apple Music pour éviter des problèmes d’incompatibilité. Si vous êtes attaché à ces entreprises mastodontes ou tout simplement trop paresseux pour changer de prestataire, faites le même choix.

Google ou pas Google ?

Le cas de Google est compliqué car l’entreprise joue sur plusieurs tableaux. Elle possède sa propre plate-forme, Google Play Music, accepte Spotify sur son enceinte connectée Google Home, et possède aussi YouTube.

Que vient faire ici la plate-forme de streaming vidéo la plus regardée au monde ? Et bien avec ses 800 millions d’utilisateurs elle est aussi la plus écoutée ! Par ceux qui payent à travers la publicité surtout, et, pour une toute petite partie, à savoir quelques millions seulement, par des abonnés à YouTube Red, sa plate-forme payante qui donne accès à un catalogue de films et séquences vidéo, mais aussi à un catalogue musical. Avec tout juste 7 millions d’abonnés à ses deux services payants, Google a intérêt à les combiner dans une seule offre . Si vous penchez pour Google attendez donc un peu.

Deezer, un avenir en pointillé

Le futur de Deezer est lui aussi difficile à prédire. Cette plate-forme d’origine tricolore domine le marché français. Mais elle ne compte dans le monde entier que 8 millions d’abonnés et sa croissance piétine.

Elle est aujourd’hui majoritairement contrôlée par Len Blatvanik, un magnat anglo-américain d’origine russe dont la holding est présente dans le gaz et le pétrole (EP Energy), le capital-risque (Access Technology), l’immobilier (Grand-Hôtel du Cap Ferrat), et qui détient aussi le contrôle majoritaire de Warner Music Group.

Cette bonne compagnie financière et musicale préserve Deezer d’une sortie du marché à laquelle elle n’aurait pas échappé par manque de moyens. Toutefois son propriétaire pourrait la sacrifier avec ou sans Warner lors d’une prochaine rotation de son portefeuille d’actifs. Mon avis : bof bof, sauf si vous êtes un grand amateur d'artistes français – car Deezer offre un catalogue pointu en la matière – ou si tous vos amis et proches sont déjà abonnés à cette plate-forme.

Spotify est-il vraiment le bon choix ?

Finalement, pourquoi ne pas choisir Spotify ? Même si elle est talonnée par Apple, l’entreprise suédoise n’est-elle pas la première du marché en nombre d’abonnés ? Oui, mais justement elle est talonnée par Apple. Une comparaison financière résume le déséquilibre des forces en présence : en une journée l’entreprise californienne réalise un profit qui équivaut à la perte qu’essuie Spotify sur une année.

Malgré sa taille Spotify perd encore en effet de l’argent. Apple n’est pas en reste mais même en supposant que la perte d’Apple Music soit deux fois plus élevée que celle de Spotify, elle serait épongée en deux jours par les profits des autres activités de la firme.

La question de savoir si Spotify peut être rentable dans le futur agite le monde financier car la firme suédoise s’apprête à entrer en Bourse. Les pronostics sont contrastés. Lui faut-il atteindre 100 millions d’abonnés pour être à l’équilibre ? Obtenir un taux de redevance auprès des labels de 58 ou de 55%  de ses recettes ? Y parviendra-t-elle ?

Ces incertitudes ne doivent cependant pas vous dissuader de choisir Spotify. Elle occupe la première place en nombre d’abonnés et en croissance du nombre d’abonnés. C’est donc le choix le plus conforme au raisonnement économique. En outre, son avenir économique est conforté par l’intérêt que lui prêtent les majors de l’industrie du disque.

Sony, Universal et Warner ne souhaitent sans doute pas avoir Amazon, Apple et Google comme uniques clients. Elles sont chacune actionnaires de Spotify et, connaissant ainsi ses comptes, sont susceptibles de lâcher du lest sur leurs montants de redevance en cas de besoin.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

François Lévêque, professeur d'économie et vient de faire paraître "Les habits neufs de la concurrence" chez Odile Jacob. Il est lui-même abonné à une plate-forme de streaming, mais il n’en a choisi aucune de celles citées. 

Ref

 https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-173806-deezer-apple-musique-spotify-amazon-music-lequel-choisir-2115745.php

Wednesday, September 27, 2017

Mireille Commandré du laboratoire Fresnel Marseille UMR CNRS 7249 est décédée le 11 juillet 2017.




Mireille Commandré est décédée le 11 juillet 2017.
Mireille a fait beaucoup pour le laboratoire Fresnel dans son ensemble comme pour ses membres dans leurs individualités.
C'était une collègue pour certains, une amie pour d'autres et c'était avant tout quelqu'un d'une humanité rare. Elle avait de la grandeur en elle et un courage qui force le respect. Elle nous manquera à tous.

http://www.fresnel.fr/perso/commandre/
https://scholar.google.fr/scholar?hl=en&as_sdt=0%2C5&q=Mireille+Commandr%C3%A9+&btnG=


SPIE

https://spie.org/about-spie/press-room/spie-member-news/memoriam-mireille-commandre?SSO=1

SPIE Senior Member Mireille Commandré, professor of optics at Ecole Centrale Marseille and team leader at the Institut Fresnel, died 11 July 2017. She was 60 years old.
Commandré led the Interaction Laser Matière team at Institut Fresnel. The 12-person group conducts research on the physics and applications of the phenomena of laser matter interaction with high luminous flux.
In a statement on the Institut’s website, her colleagues shared, "Mireille did a lot for the lab as a whole and for its individual members. She was a colleague for some, a friend for others, and above all, someone of rare humanity. She had greatness in herself and a courage that forces respect. She will be missed by us all."
She was equally admired among her peers at the Society, a valued member of the SPIE Laser Damage community. She served on several program committees, on review committees, and as session chair. She was a frequent presenter at SPIE conferences and published proceeding with the Society dozens of times. She also published half a dozen articles in Optical Engineering. In recognition of her work and contributions, she was made a Senior Member of the Society in 2016.
For more information:
• See Mirielle's profile in the 2009 Women In Optics planner



Wednesday, September 13, 2017

En mai 2016, dans la grotte de Bruniquel, des chercheurs ont daté à 178 000 ans des vestiges humains dans des grottes, en l’occurrence les premiers Néandertaliens.


 En mai 2016, dans la grotte de Bruniquel (Tarn-et-Garonne), des chercheurs ont daté à 178 000 ans environ des vestiges humains qui constituent la plus ancienne preuve d’occupation des grottes par l’Homme, en l’occurrence les premiers Néandertaliens. Leur découverte remet en cause l’image de Néandertal qui a prévalu jusqu’alors, comme nous l’explique cet article publié dans le numéro 2 de la revue Carnets de science.

Il y a un an à peine, la publication d’une lettre [Jaubert,2016; Early Neanderthal constructions deep in Bruniquel cave in Southwestern France », Jacques Jaubert et al., Nature, 2016, vol. 534 : 111-114; http://dx.doi.org/10.1038/nature18291] dans la revue Nature suscitait un certain émoi dans la communauté des préhistoriens. La raison ? On venait de dater à près de 178 000 ans des constructions manifestement d’origine humaine réalisées à partir de stalagmites brisées et rassemblées dans la grotte de Bruniquel, dans le sud-ouest de la France. « D’un seul coup, on a reculé d’à peu près 130 000 ans l’appropriation du monde souterrain par l’humanité », explique Jacques Jaubert, professeur de préhistoire à l’université de Bordeaux au sein du laboratoire Pacea – De la préhistoire à l’actuel : culture, environnement et anthropologie et premier auteur de la découverte. Il est vrai que jusqu’alors, les plus anciennes visites humaines de grottes avérées en Europe remontaient à 42 000 ans au maximum, la grotte Chauvet et ses fresques étant datées de 36 000 ans. « Cette découverte a complètement bouleversé nos paradigmes car auparavant, pour la plupart des spécialistes, les grottes et leur exploration étaient le monopole de nos congénères Homo sapiens, poursuit le chercheur. Or, la datation obtenue prouve que celui qui a exploré et aménagé Bruniquel ne peut être que l’homme de Néandertal. » C’est en effet le seul membre de la famille humaine à avoir occupé l’Europe entre 450 000 et 40 000 ans avant aujourd’hui. « La découverte de Bruniquel est exceptionnelle, confirme Bruno Maureille, directeur de recherche au CNRS et paléoanthropologue au Pacea. Elle ouvre des perspectives inédites sur les comportements de Néandertal. »

https://lejournal.cnrs.fr/articles/neandertal-le-cousin-rehabilite

Tuesday, August 8, 2017

réforme LMD, Admission Post-Bac, licence et master . Loi de dec 2016 et 2017: la sélection en M1. Liste des recours gracieux.


LE SYSTÈME FRANÇAIS D'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Quelques rappels sur "diplôme" et "niveau"

La formation supérieur est devenu un marché mondialisé.
Des organismes jouent sur les mots ainsi ils n'utilisent pas "diplome" mais donne le titre de "niveau" (et non équivalence qui a un statut juridique):
La classification internationale de type de l'éducation (CITE), créée par l'UNESCO en 1997, mise à jour en 2011 est utilisée pour les comparaisons internationales.

CITE 2011

NiveauDescription
Niveau 0Éducation de la petite enfance
Niveau 1Primaire
Niveau 2Enseignement secondaire (premier cycle) BEPC
Niveau 3Enseignement secondaire (deuxième cycle) BAC
Niveau 4Enseignement post-secondaire non-supérieur
Niveau 5Enseignement supérieur de cycle court (ex.: DEUGBTSDUTDÉC technique)
Niveau 6Licence ou équivalent, Bachelor Degree
Niveau 7Master ou équivalent
Niveau 8Doctorat ou équivalent

Le semestre comme unité et l'année universitaire

Les formations universitaires sont organisées en semestres.
L'année universitaire en France se décompose en 2 semestres qui se répartissent ainsi :

  • premier semestre : de septembre à janvier
  • second semestre : de février à juin

Des crédits capitalisables et transférables

Chaque semestre d'études est affecté de 30 crédits crédits ou E.C.T.S. (European Credit Transfert System), communs à de nombreux pays européens : en licence, 6 semestres validés soit au total 180 crédits ; en master 4 semestres validés soit au total 120 crédits (300 crédits en capitalisant avec la licence).

Chaque enseignement du semestre reçoit un nombre de crédits proportionnel au temps que l'étudiant doit y consacrer et qui inclut le travail personnel.
Dans le cadre de leur contrat pédagogique, les étudiants peuvent acquérir des crédits dans des établissements d'enseignement supérieur à l'étranger.
Les crédits sont également transférables d'un parcours à l'autre (sous réserve d'acceptation de l'équipe pédagogique).
Le parcours universitaire organisé en crédits est ainsi moins rigide, plus personnalisé qu'auparavant et permet aux étudiants de découvrir d'autres disciplines avec le seul impératif de conserver un cursus cohérent.
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid20190/organisation-licence-master-doctorat-l.m.d.html

Si que 2ans de licence=diplome DEUG, si qu'1an de master= diplome Maitrise

Les étudiants qui ont validé les 4 premiers semestres de la licence et ainsi acquis 120 crédits peuvent demander à ce que leur soit délivré un D.E.U.G.
De même, les étudiants qui ont validé les 2 premiers semestres du master peuvent demander à ce que leur soit délivré un diplôme de maîtrise.
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid20190/organisation-licence-master-doctorat-l.m.d.html

tapez "diplome" dans le moteur de recherche de votre université et suivez la procédure.

Admission Post-Bac

Comme chaque année, la phase complémentaire de l’admission post-bac est ouverte jusqu’au 25 septembre

Elle s’adresse en premier aux candidats qui n’ont pas eu de proposition satisfaisante dans le cadre de la procédure principale.
À qui s’adresse la procédure complémentaire (tous les cas classiques).
  • Aux candidats qui ont déjà participé à la phase d'admission principale, mais qui n'ont pas obtenu satisfaction, soit parce qu'ils n'ont essuyé que des refus, soit parce qu'ils sont encore sur liste d'attente, soit parce qu'ils ont répondu « oui, mais » à une proposition qui leur a été faite, espérant obtenir un autre vœu.
  • Les candidats qui se sont inscrits sur A.P.B., mais qui ont abandonné la procédure en cours de route (par exemple, lorsqu'ils n'ont pas confirmé leurs vœux ou oublié de répondre aux propositions qui leur ont été faites lors de la première phase d'admission).
  • Les candidats qui ne se sont pas inscrits sur la plate-forme cette année. Il suffit d'être titulaire ou en préparation du baccalauréat ou d'un diplôme équivalent, et âgé de moins de 26 ans pour postuler sur A.P.B., à une première année d'études supérieures.

Reprise d'activité

Toute personne ayant interrompu ses études depuis plus de 2 ans est considérée en "reprise d'études".
Elle passe alors par la formation continue ce qui s'avère le plus souvent plus cher que la voie classique (à comparer suivant les universités).

Le décret sur le droit à la poursuite d’études, qui va s’appliquer dès 2017, a été publié au journal officiel le 27 janvier 2017. Ce droit constitue l’un des deux axes clés de la réforme de la sélection en master, votée en décembre 2016 : d’un côté les masters vont pouvoir sélectionner à l’entrée du master 1 (et non plus entre le master 1 et le master 2, sauf exception) ; de l’autre, un droit à la poursuite d’études en master est institué.

Les étudiants titulaires d’une licence, s’ils ne reçoivent aucune réponse positive d’admission en première année de master, pourront désormais demander au recteur de région académique de leur présenter au moins trois propositions d’admission dans une formation conduisant au diplôme national de master, « après accord des chefs d’établissement concernés », prévoit le texte réglementaire.
Le recteur veillera à ce qu’au moins l’une des trois propositions concerne « en priorité l’établissement dans lequel l’étudiant a obtenu sa licence lorsque l’offre de formation dans cet établissement le permet et, à défaut, un établissement de la région académique dans laquelle il a obtenu sa licence ».
Ces propositions tiendront compte « de l’offre de formation existante, des capacités d’accueil, du projet professionnel de l’étudiant et de la compatibilité de la mention du diplôme national de licence qu’il a obtenu avec les mentions de master existantes, telle que définie par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur », détaille le décret, qui débouchera donc, dans les semaines qui viennent, sur un arrêté dessinant cette table de compatibilité entre licences et masters.

Une disposition qui a provoqué la colère de l’un des syndicats de personnels majoritaires dans l’enseignement supérieur. Le SGEN-CFDT dénonce un « accord dévoyé », en référence au texte signé le 4 octobre 2016 par la majorité des organisations représentatives : un accord remis en cause d’après lui par l’évolution du décret à la suite de son passage devant le Conseil d’Etat. L’idée de « prérequis » prévu dans l’accord initial a ainsi disparu au profit de celle de « compatibilité » entre licence et master. Soit une « notion beaucoup plus floue, qui ne garantit pas que l’étudiant ait les compétences requises pour suivre cette formation », s’inquiète le syndicat, pour qui les universités ne seront toujours pas à l’abri des condamnations, suite aux recours d’étudiants recalés en justice.

S’ils ne sont pas favorables à cette évolution du texte, les présidents d’université n’y voient cependant pas d’impact majeur. « Cette table de correspondances ne sera qu’un outil d’aide pour le recteur, afin d’émettre des propositions, estime François Germinet, président de la commission de la formation à la Conférence des présidents d’université (CPU). Cela ne change rien aux critères de recrutement qui seront appliqués à l’entrée des masters, pour les étudiants qui passeront par ce droit à la poursuite d’études comme pour les autres. »

http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/01/27/selection-en-master-le-droit-a-la-poursuite-d-etudes-precise_5070401_4401467.html

La rentrée 2017

deux nouveautés:
la plateforme ecandidat
la sélection en master M1.

la plateforme e-candidat

création d'un compte dans  par exemple univ st-etienne
 http://candidatures2.univ-st-etienne.fr/ecandidat

Si vous vous êtes inscrit avant la date de dépôt pour l'admission,
vous reçevez ce style d'info:
Si vous êtes inscrit à Pole Emploi ou si vous avez interrompu vos études depuis deux ans ou plus, contactez le Service Universitaire de Formation Continue pour connaître les démarches à effectuer jusqu'à votre inscription. "
Exemple  univ st-etienne: ftlv-pre-vae@univ-st-etienne.fr.

la sélection en master M1 et la loi du 23 décembre 2016

La rentrée 2017 verra l’application de la réforme mettant en place la sélection des étudiants à l’accès au master 1. Actée par la loi du 23 décembre 2016 [https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000033680801&dateTexte=&categorieLien=id], cette sélection à l’issue de la licence a pour objectif de faire du master une véritable formation sur deux ans. La loi prévoit également un droit à la poursuite des études : si un étudiant est refusé dans le master de son choix, le rectorat sera chargé de lui proposer trois autres formations, dont l’une dans l’établissement de son choix. 
Deux filières vont cependant faire l’objet d’une exception du fait de certaines contraintes légales des titres protégés: la psychologie et le droit. Et les formations juridiques sont aujourd’hui dans l’attente du décret qui organisera cette dérogation.

LOI n° 2016-1828 du 23 décembre 2016 portant adaptation du deuxième cycle de l'enseignement supérieur français au système Licence-Master-Doctorat
Cette loi du 23 décembre 2016 stipule:
L'admission est alors subordonnée au succès à un concours ou à l'examen du dossier du candidat. 
Cependant, s'ils en font la demande, les titulaires du diplôme national de licence sanctionnant des études du premier cycle qui ne sont pas admis en première année d'une formation du deuxième cycle de leur choix conduisant au diplôme national de master se voient proposer l'inscription dans une formation du deuxième cycle en tenant compte de leur projet professionnel et de l'établissement dans lequel ils ont obtenu leur licence, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat pris après avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche. 

Si l'étudiant n'est pas admis par l'équipe pedagogique et/ou le directeur du master, il existe des recours. Les limites du nombre d'étudiants ou des problèmes d'inscription avec e-candidat apparaissent souvent.
Le premier recourt est le doyen, puis le président d'université qui délègue souvent au VP CEVU.
Si vous ne pouvez entrer dans votre master de choix avec un refus de la présidence, le recours se situe au niveau du recteur chancelier des universités.

Recour gracieux du recteur chancelier des universités

Conformément à l'article L. 612-6 du code de l'éducationles titulaires du diplôme national de licence qui ne sont pas admis en première année d'une formation de leur choix conduisant au diplôme national de master se voient proposer, s'ils en font la demande, l'inscription dans une formation du deuxième cycle en tenant compte de leur projet professionnel et de l'établissement dans lequel ils ont obtenu leur licence.
En effet, tout titulaire du diplôme national de licence doit, s'il le souhaite, pouvoir poursuivre ses études dans un cursus conduisant à un diplôme national de master. Dès lors, en cas de difficulté pour un étudiant titulaire d'une licence à trouver un master, ledit article prévoit qu'il peut, à l'issue des campagnes de recrutement, saisir les services rectoraux pour obtenir des propositions d'inscription au sein d'un master.
     L'article R. 612-36-3 du code de l'éducation précise en outre que le recteur de la région académique dans laquelle l'étudiant a obtenu son diplôme national de licence formule, après accord des chefs d'établissement concernés, au moins trois propositions d'admission dans une formation conduisant au diplôme national de master qui tiennent compte de l'offre de formation existante, des capacités d'accueil, du projet professionnel de l'étudiant et de la compatibilité de la mention du diplôme national de licence qu'il a obtenu avec les mentions de master existantes. Ledit article prévoit que, pour saisir le recteur, l'étudiant doit utiliser un « téléservice national créé à cet effet par arrêté du ministre chargé de l'enseignement supérieur ».
 ---

Le passage de M1 en M2

L'accès en deuxième année d'une formation du deuxième cycle conduisant au diplôme national de master est de droit pour les étudiants qui ont validé la première année de cette formation. 

Ref pour le droit

Licence

La licence est un diplôme national de l’enseignement supérieur qui se prépare en six semestres à l’université. La licence valide l’obtention de 180 crédits E.C.T.S, soit 6*30ECTS/semestre.
moyen mnémotechnique
60ECTS=1année comme 60min=1heure.

Une offre de formation simplifiée depuis 2014= que 4 domaines

Dans un souci de meilleure lisibilité, l’offre de formation de licence est simplifiée à partir de la rentrée 2014 : les mentions de licence sont réduites à 45 intitulés, répartis entre 4 domaines :
  • arts, lettres, langues
  • droit, économie, gestion
  • sciences humaines et sociales
  • sciences, technologies, santé
Chaque mention de licence peut proposer plusieurs parcours types en fonction de la spécialisation choisie par l’étudiant au cours de son cursus.

Les 45 intitulés

Obligation d'accompagner les étudiants titulaires d'une licence qui ne poursuivent pas leurs études

JORF n°0109 du 10 mai 2017; texte n° 23 
Décret n° 2017-851 du 6 mai 2017 relatif aux modalités d'information des titulaires du diplôme national de licence sur les perspectives qui leur sont offertes en matière d'insertion professionnelle ou de poursuite de formation 

Master

Programme de la formation

La formation dispensée comprend :
  • des enseignements théoriques, méthodologiques et appliqués et, lorsqu'elle l'exige, un ou plusieurs stages
  • une initiation à la recherche et, notamment, la rédaction d'un mémoire ou d'autres travaux d'études personnels
  • Le diplôme national de master ne peut être délivré qu'après validation de l'aptitude à maîtriser au moins une langue vivante étrangère dont l’enseignement doit être inscrit dans les parcours types de formation.

Les professions réglementées qui exigent la détention d'un master

Certaines professions réglementées, c’est-à-dire des professions dont l'exercice est subordonné à la possession d'un diplôme ou à une autre condition formelle de qualification, exigent la détention d’un diplôme de niveau master, parfois spécifique, pour pouvoir exercer.

Les professions de psychologue, administrateurs judiciaires et mandataires judiciaires, d’ingénieur territorial, de notaire notamment sont des professions réglementées de niveau master.

Et aussi les métiers de l'enseignement. Depuis, la réforme de la formation des métiers de l'enseignement dite masterisation, c'est ce niveau qui est exigé pour exercer dans l'enseignement des premier et second degrés. voir ci-dessous.

Reconnaissance du diplôme

La circulaire  du 11 mai 2011 précise les modalités d'élaboration et de délivrance des diplômes en partenariat international reconnus de plein droit en France et délivrés par les chefs d'établissement. Le diplôme conjoint est également reconnu dans le ou les pays partenaires.

portail des 5 000 masters reconnus

  • 5 000 masters présentés
  • Une information centralisée et complète
  • Une recherche affinée par critères
  • Une description détaillée de chaque formation
  • Une présentation des modalités d’accès à chaque formation

master métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation (MEEF) pour devenir prof

L'obtention de la licence (ou d'un diplôme équivalent), leur permet d'accéder au master métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation (MEEF), au cours duquel se déroulent les concours de recrutement des enseignants.
  • Si l'on souhaite devenir professeur des écoles : Une licence correspondant à l'une des disciplines enseignées à l'école primaire (français et mathématiques, mais aussi sciences, histoire-géographie, langue vivante, EPS...) sera le choix le plus naturel.
  • Si l'on souhaite devenir professeur de l'enseignement du second degré, au collège ou au lycée : Il est conseillé de choisir une licence adaptée à la filière et à la/aux discipline(s) d'enseignement auxquelles on se destine. Par exemple, un étudiant aspirant à devenir professeur de français s'inscrira en licence de lettres pour acquérir un socle de connaissances solide dans cette discipline.
Depuis sa création, en 2013, le master MEEF est le master dédié à la formation aux métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation. Diplômante et professionnalisante, cette formation concerne tous les futurs enseignants, qu'ils se destinent à exercer en maternelle, à l'école élémentaire, au collège ou au lycée, ainsi que les futurs conseillers principaux d'éducation (CPE).

Le cursus MEEF prépare au métier en alternant :
  • des enseignements théoriques spécifiques (sur les disciplines d'enseignement, la pédagogie).
  • des thèmes communs à tous structurés autour des valeurs de la République (enseignement de la laïcité, la lutte contre les discriminations), de thèmes d'éducation transversaux et grands sujets sociétaux (citoyenneté, sensibilisation à l'environnement et au développement durable), de gestes professionnels (conduite de classe, prévention des violences scolaires) et de connaissances sur les parcours des élèves (processus d'apprentissage, orientation).
  • des stages, dès la première année, et avec une deuxième année en alternance.
La formation intègre également la préparation aux concours de recrutement qui ont lieu à la fin de la première année. 
Elle propose aussi une ouverture à l'international, à la recherche (avec un mémoire) et aux apprentissages numériques.

4 mentions
Au sein du master, trois mentions spécifiques préparent aux métiers de l'éducation nationale et forment ainsi les futurs enseignants et personnels d'éducation. Il s'agit des mentions :
  • mention 1er degré pour devenir professeur des écoles
  • mention 2nd degré pour enseigner au collège et au lycée (hors agrégation)
  • mention encadrement éducatif pour devenir conseiller principal d'éducation (CPE)
Une quatrième mention est également proposée : la mention "pratiques et ingénierie de la formation" qui prépare aux autres métiers de l'éducation et de la formation, hors concours.

ESPE
Le master MEEF est un diplôme national qui confère le grade de master. Il se prépare dans  les ESPE (écoles supérieures du professorat et de l'éducation) intégrées aux universités. 
S'étalant sur quatre semestres, il correspond à l'acquisition de 120 crédits européens, au-delà du grade licence. 
Les inscriptions en master MEEF ont lieu dès le mois de juillet. Certaines ESPE proposent des pré-inscriptions dès le printemps. 
Le master MEEF est ouvert aux étudiants titulaires d'une licence et qui se destinent aux métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation, mais il est aussi accessible sous certaines conditions :
  • aux titulaires d'un M1 ou équivalent,
  • aux titulaires d'un M2 ou équivalent,
  • aux personnels enseignants ou cadres de l'éducation nationale (formation continue),
  • aux personnes en reconversion professionnelle (validation des acquis de l'expérience) pour accéder aux métiers de l'Éducation nationale ou en lien avec l'éducation et la formation.
Site du ministère qui redirige vers cet autre site du ministère:

Friday, July 21, 2017

Blablacar et concurrents gratuits sans commission de l'éditeur du site.


L’engouement pour le covoiturage est aussi un marché économique dominé par un acteur majeur qui s’est taillé un nom et un presque-monopole au point que pour beaucoup c’est le mot blablacar qui remplace le mot covoiturage dans les recherches sur Internet. On peut saluer le succès de l’entreprise comme le font depuis plusieurs années la plupart des médias.
https://fr.wikipedia.org/wiki/BlaBlaCar
Le 18 mai 2015, BlaBlaCar signe un accord d'assistance avec la société Axa pour assurer ses utilisateurs lors de leur déplacement.
Service que rend blablacar, notamment concernant l’assurance arrivée à destination garantie, ainsi que le rachat de franchise...
On peut aussi s’interroger sur cette confiscation et monétisation d’une pratique solidaire gratuite : le modèle économique de Blablacar repose sur la captation d’un bien commun.

Comparaison sur 5ans entre la recherche "covoiturage" et "blablacar" avec le moteur de Google sur 5 ans à partir du 20 juillet 2017.
https://trends.google.com/trends/explore?date=today%205-y&geo=FR&q=covoiturage,%2Fg%2F11b5v2gkf7





On constate sur ce critère de "trends" que l'ouest est plus demandeur.


sans commision et gratuit pour le passager (vrai auto-stop)
https://www.laroueverte.com/
mais peu d'utilisateur...

Des économies plus importantes pour les conducteurs, des voyages vraiment moins chers pour les passagers et les prix sont fixés par les conducteurs (le site ne prélève aucune commission sur les trajets, nous ne vivons que de dons):
https://covoiturage-libre.fr/

le code source du site:
https://github.com/covoiturage-libre/covoiturage-libre
Une première version a été mise en ligne quelques jours seulement après le passage au payant de la part de Blablacar (ce devait être en 2011).

La première version a été développée en solo par Nicolas Raynaud. Le site à cette époque avait été écrit en PHP. C’est peu après qu’a été créée l’association pour soutenir la plateforme. Une nouvelle version du site a plus tard été écrite en Ruby on Rails, car la première version était difficile à maintenir et ne permettait pas vraiment un travail collaboratif. Cette nouvelle mouture du site est assez récente, date de moins d’un an, c’est maintenant sur celle-ci que nous travaillons, les améliorations étant poussées… lorsqu’elles sont prêtes à l’être.


Ref

https://framablog.org/2017/06/29/pour-un-covoiturage-libre-sans-blabla-car-cest-un-bien-commun/

Thursday, July 20, 2017

loi république numérique d'oct 2016 et intérêts des licences CC


L'article 30 de la loi numérique dit que le droit d'exploitation secondaire est ouvert :

  • 1° soit après 6 ou 12 mois d'embargo pour les revues qui ne sont pas nativement en Open Access, 
  • 2° Immédiatement, dès que l'éditeur met part lui-même les écrits en ligne avant l'expiration de ce délai.

Cependant la licence Creative Commons retenue (par exemple CC-BY) garde quand même plusieurs intérêts :

- Elle permet le dépôt de la version éditeur et pas simplement de la version auteur ;

- Elle permet la réutilisation dans un cadre commercial, ce que ne permet pas le doit d'exploitation secondaire de l'article 30 ;

- Elle autorise aussi les adaptations des contenus, et notamment leur traduction.


Moralité : oui, les licences CC ont bien encore un intérêt pour les revues scientifiques, même après le vote de la loi numérique. Il faut d'ailleurs se rappeler qu'à l'origine dans l'appel de Budapest sur l'Open Access, il n'y avait pas de distinction entre Accès Ouvert et diffusion sous Licence Libre.

Wednesday, July 19, 2017

Pierre Radane, les problématiques du climat planétaire multi-échelle et Terra Nova.



Il a été directeur adjoint du cabinet ministériel de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement, alors occupé par Dominique Voynet.
Il participe au think tank Terra Nova très controversé et très polarisé.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Terra_Nova_(think_tank)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Radanne

Voir son intervention dans C dans l'air Émission du mardi 18 juillet 2017 soir sur TV5.

livre Energies de ton siècle de 2005

Title         Energies de ton siècle !: des crises à la mutation
Author Pierre Radanne
Publisher Lignes de repères, 2005
ISBN 9782915752083
Length 255 pages
https://books.google.fr/books?id=JpZMAgAACAAJ

Le service principal que cet ouvrage rend au lecteur est de proposer une approche globale de la question énergétique ; pour l’auteur, la crise énergétique nécessite surtout des choix de société, ce que beaucoup de citoyens reconnaissent confusément mais que le politique ne prend pas assez en compte.

Le plan général du livre est le suivant :

  • Retour sur le dernier siècle : évolution des besoins, épuisement des ressources, effet de serre.
  • Histoire récente : chocs pétroliers, puis effondrement des prix et dérégulation des marchés énergétiques.
  • Evolutions des demandes : la croissance exige en proportion moins d’énergie, sauf dans quelques secteurs (transports). Le développement des communications laisse espérer une société moins gourmande en énergies.
  • Evolution des offres : un point sur les énergies fossiles, le nucléaire et le renouvelable.
  • Les instruments de maîtrise du secteur de l’énergie : les privatisations massives dans ce secteur privent les pouvoirs publics d’outils d’intervention. Une nouvelle gouvernance est à inventer.
  • La nécessité de choix politiques : on ne peut sortir de cette impasse par des solutions miracles. Les options tout technologique (nucléaire, notamment) et tout écolo ne sont pas réalistes.

http://www.lignes-de-reperes.com/catalogue/radanne3.htm


Tuesday, June 27, 2017

rapport et livres Beffa. 13 ans après les évènements de 2004 et 7 ans après les investissements d’avenir dans les sciences et l'innovation contre la désindustrialisation.





le 17 janvier 2005 à l'Elysée, 
Beffa rend son rapport au président Chirac

Introduction

Le véritable problème est celui de la pensée qui conduit à des échecs comme celui de la désindustrialisation de certains pays dits développés comme la France.
https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9sindustrialisation
Mais les choix de "politique industrielle" de certains dirigeants en France se sont orientés vers d'autres grandeurs que Beffa avait introduite dans son rapport de janv 2005.
Il est donc interessant de regarder dans le retroviseur pour savoir d'où on vient et où on va.

Nous allons voir un peu de chronologie de 2004 à 2017. 

Un bref aperçu de l'état actuel

Initiatives d’excellence (IDEX) fait partie des investissements d’avenir.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Investissements_d%27avenir
Cette partie aurait pour but de créer en France des ensembles d'enseignement supérieur et de recherche qui seraient de rang mondial.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Initiative_d%27excellence

Voir les programmes qui "ressemblent" en Allemagne et en Chine, ci-dessous.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Initiative_d%27excellence_allemande
https://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_985

Les flux d'argent déversés en France sont à mettre en parallèle avec les universités françaises qui sont en faillite en 2017:
http://www.letudiant.fr/educpros/actualite/la-cour-des-comptes-dresse-la-liste-des-universites-dans-le-rouge.html

Le bilan à mi-parcours a été publié en mars 2016
http://www.strategie.gouv.fr/publications/programme-dinvestissements-davenir-rapport-comite-dexamen-mi-parcours

France

Evènements de 2004

Les réformes de Claude Allègre, ministre du gouvernement Jospin, suscitent des manifestations. La loi d'orientation et de programmation pour la recherche et l'innovation de 2003 (gouvernement Raffarin, Claudie Haigneré étant ministre de la Recherche) provoque aussi des manifestations, ainsi que la création du collectif Sauvons la recherche! (SLR), qui organise ses propres "États généraux de la recherche" et ses contre-propositions de réforme. Celles-ci ont été publiées dans un rapport de près de 100 pages en 2004.

Une pétition des professionnels de la recherche (74 000 signatures) et une pétition (230 000 signatures) sont lancées, tandis que de nombreux directeurs de laboratoires du CNRS démissionnent collectivement, à l'hôtel de ville de Paris. Le mouvement obtient une reconnaissance partielle : notamment, des augmentations substantielles, mais pas à la hauteur des besoins et des attentes selon les partisans de SLR...

Mais surtout y a une prise de conscience que la désindustrialisation et la "désing-recherche" sont liées. Des industriels et des ingénieurs du privé s'intéressent aux mouvements des chercheurs.
Ces liens seront une des partie de certaines actions notamment la création de l'AII.

France 2005

Mise en place de l'éphémère "Agence pour l'innovation (industrielle)" AII
https://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_de_l%27innovation_industrielle
En 2004, le président Chirac lui confie une mission sur la relance de la politique industrielle en France. Voir à la fin de ce billet un commentaire du rapport de JL Beffa de Janvier 2005.
JL Beffa est un célèbre PDG mais aussi le président de l'association amicale des ingénieurs du Corps des mines (X; Mines Paris; et IEP Paris)...

Début 2006, Angela Merkel rejette implicitement les accords franco-allemands des 4 projets validés lors du processus d'Avril 2005 (Gerhard Schroeder, très ami avec Chirac n'a pas été ré-élu en nov 2005).

Discours du président Chirac du 26 Avril 2005

Il faut lire ce discours du président Chirac:
Déclaration de M. Jacques Chirac, Président de la République, sur la coopération industrielle franco-allemande et sur les apports de la Constitution européenne à la construction de l'Europe, à Paris le 26 avril 2005. 
Circonstances : 50e anniversaire de la Chambre franco-allemande de commerce et d'industrie, à Paris le 26 avril 2005
http://discours.vie-publique.fr/notices/057000090.html


"Ce matin, en conseil des ministres franco-allemand, nous avons adopté les quatre premiers programmes : deux dans les technologies de l'information, deux dans la santé. 
Avec ces programmes, nous nous donnons les moyens d'accomplir des percées technologiques majeures dans des secteurs économiques parmi les plus dynamiques de demain. C'est dire le potentiel d'une telle démarche qui ne fait que commencer.
Le premier de ces programmes concerne le développement d'un moteur innovant de recherche multimédia sur Internet. Il associera des outils nouveaux de traduction automatique et l'accès aux documents audio et vidéo en mettant en oeuvre des technologies très performantes de reconnaissance de la parole et de l'image. 
Et nous allons, en second lieu, porter notre effort sur le secteur en pleine expansion de la téléphonie mobile et des terminaux multimédia
Dans le domaine de la santé, le premier projet concerne la mise au point d'équipements permettant de détecter des maladies à partir de l'analyse des tissus de la peau et de concevoir des traitements personnalisés et des micro-thérapies, notamment pour les cancers de la peau. C'est ce que les spécialistes appellent la "biophotonique". Elle ouvre aussi des perspectives extrêmement prometteuses pour l'industrie des cosmétiques. 
Enfin, nous engageons ensemble un effort de recherche majeur pour les IRM de nouvelle génération, qui permettront notamment d'étudier très finement le fonctionnement du cerveau et d'ouvrir la voie à la compréhension et au traitement des maladies mentales et neurodégénératives."
Voir aussi l'article:
Re-inventing industrial policy in the EU: A Franco-German approach
Jean-Marc Trouille,
West European Politics
Volume 30, 2007 - Issue 3, Pages 502-523 (2007)
http://dx.doi.org/10.1080/01402380701276329

Evènements de 2007 à 2009

Chronologie qui commence en 2004:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvements_universitaires_de_2007-2009_en_France

Puis 2007
Promulgation de la loi n° 2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités, ces dernières peuvent, par délibération adoptée dans les conditions prévues à l'article L. 711-7 du code de l'éducation, demander à bénéficier des responsabilités et des compétences élargies en matière budgétaire et de gestion des ressources humaines.
En 2007, mouvements d'étudiants...

Mais début 2009, c'est un mouvement universitaire, initié par les enseignants-chercheurs, et progressivement rejoint par les étudiants (y compris les doctorants), conteste à nouveau les réformes en cours dans le cadre de la loi LRU et de la réforme de la recherche (AERES, ANR, etc.). Les universitaires titulaires critiquent en particulier la modification du décret de 1984 définissant leur statut, qui est un décret d'application de la loi LRU. La masterisation de la formation des enseignants, le projet de décret de « contrat doctoral unique », la baisse des postes aux concours (CAPES et agrégation) et des moyens alloués aux universités (nombre de postes, etc.), et la réforme des CROUS sont aussi critiqués.

26 mars 2009 : Une centaine de chercheurs occupent le siège du CNRS, s'opposant au « démantèlement » du CNRS et exigeant « la restitution des 1 030 postes supprimés cette année dans l'enseignement supérieur et la recherche...
28 mars 2009 : Après cinq semaines d'occupation, le Patio de l'Université de Strasbourg est évacué par les forces de l'ordre.
6 mai 2009 : Sur France Inter, dans un débat avec Isabele This (Sauvons la Recherche), le Président de la CPU Lionel Collet (voir la suite de sa carrière ci-dessous), tout en appelant à "la reprise des cours", rappelle que la CPU demande "un réel report" de la réforme des IUFMs...
Lionel Collet (Professeur des universités-Praticien Hospitalier de Lyon)  est fait chevalier de la Légion d'honneur en 2010. Il est directeur de cabinet de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Geneviève Fioraso du 18 mai 2012 au 1er octobre 2013. Depuis cette date, il est conseiller d'État. Depuis 2013, il est nommé administrateur au conseil d'administration de l'Institut Curie. Depuis le 26 mai 2017, il est conseiller spécial de la ministre des solidarités et de la santé Agnès Buzyn...

France 2010-2017


Loi de finances rectificative du 9 mars 2010: les investissements d’avenir (« PIA ») 

Sous le gouvernement du Président Sarcozy
PIA1.

Après l’élection présidentielle de 2012 d' Hollande
PIA2,
qui ajoute les initiatives Science-Innovation-Territoires-Économie (I-SITE) dont les finacments sous de l'ordre de la moitié des PIA,
et les communautés d’universités et établissements (ComUE).

Ref

https://fr.wikipedia.org/wiki/Initiative_d%27excellence



Livres de Beffa

Président d'honneur de la Compagnie Saint-Gobain et coprésident du Centre Cournot pour la recherche en économie, Jean-Louis Beffa est notamment l'auteur de La France doit choisir (Seuil, 2012) et de Les Clés de la puissance (Seuil, 2015). Jean-Louis Beffa est président d'honneur de la Compagnie de Saint-Gobain et coprésident du Centre Cournot pour la recherche en économie. Il a notamment publié au Seuil La France doit choisir (2012) et Les Clés de la puissance (2015)

Se transformer ou mourir, février 2017

http://www.sudoc.fr/199498385
La 4e de couv. indique :
Le monde économique bascule dans son ensemble dans le numérique. Il est temps que cette transformation ne passe plus uniquement par les start-up et autres champions de l'économie digitale. Il y a place désormais pour d'autres acteurs, à commencer par les grands groupes et autres entreprises leaders. Pour eux, il ne s'agit pas de courir derrière les start-up, au risque d'être toujours en retard, mais de marier leurs forces naturelles aux nouveaux outils disponibles. 
Le présent livre explique pourquoi les entreprises leaders doivent de se transformer, et définit clairement les points essentiels d'une telle mutation. À ce titre, il constitue un précieux manuel de la transformation digitale de l'entreprise leader. Au-delà de sa relation avec les start-up, la réponse du champion établi passera avant tout par la plateforme. Cela demandera le respect d'un calendrier rigoureux et un plan de marche qui impliquera la mobilisation de toute l'entreprise. La plateforme sera l'outil le plus à même de renforcer le lien, quelquefois distendu, avec son client. Cette généralisation de la nouvelle économie ne concerne pas que le monde des entreprises. Elle confère au numérique une dimension géopolitique et impérialiste que les États-Unis et la Chine ont déjà comprise, à l'inverse de l'Europe et de la France, bien trop en retrait. 
Esquisser à grands traits une voie européenne et française numérique est donc l'autre enjeu de ce livre particulièrement stimulant.

Les Clés de la puissance, Avril 2015


http://www.sudoc.fr/185187854
La 4e de couv. indique :
Dans cette deuxième phase de la mondialisation qui commence, les rapports de forces internationaux obéissent moins à des règles de confrontation politico-militaire qu'à des règles de compétition économique. Dans ce nouvel environnement, se dégage un partage du monde sino-américain, qui congédie l'idée d'hégémonie si présente au siècle précédent. Le présent livre s'attache à montrer sur quoi se fonde la co-domination mondiale de la Chine et des Etats-Unis, et pour quelles raisons elle n'est pas prête de finir. Tandis que la Chine continue sa progression sans relâche, que les Etats-Unis se recentrent sur leurs forces, les autres grands émergents ne tiennent pas leurs promesses : la Russie s'isole, le Moyen-Orient s'enferre et le continent africain ne voit aucun futur géant éclore. Seule l'Europe pourrait s'imposer comme troisième puissance, mais elle ne cesse de reculer, entraînant la France et l'Allemagne dans un gâchis qu'il est encore possible d'éviter. En explorant avec attention cette ample transformation mondiale en cours, aidé d'une lecture historique originale des équilibres mondiaux et armé d'une solide expertise économique, Jean-Louis Beffa offre ici un essai d'une clarté rare, qui permet de saisir d'un seul regard ce qui est en train de se jouer sur le plan planétaire.
C'est un essai de géopolitique postulant que, dans un monde dominé par le duo américano-chinois, les quatre principaux facteurs de puissance sont :
  • l'industrie exportatrice, 
  • les nouvelles technologies, 
  • l'énergie et 
  • les capacités militaires.

Allemagne 2005

L'initiative régionale et fédérale d'encouragement à l'excellence pour la recherche et la science dans l'enseignement supérieur allemand (Exzellenzinitiative des Bundes und der Länder zur Förderung von Wissenschaft und Forschung an deutschen Hochschulen) est un programme de financement de la recherche scientifique lancé en 2005.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Initiative_d%27excellence_allemande


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Un commentaire du rapport Beffa de Janvier 2005.

Le rapport Beffa pour une nouvelle politique industrielle
Nous ne résumerons pas ici le rapport. Il est facilement lisible et complété d’annexes très bien faites qui éclairent les lecteurs mal informés de certains aspects techniques.

La première partie fait un état des lieux, qui est très alarmant. Elle comporte :
– La présentation du décrochage de la France dans les secteurs des industries à forte compétence technologique et des graves conséquences qui en résulteront pour l’avenir
– L’analyse de ce phénomène, tenant au fait que les investissements publics en R/D ne se sont pas redéployés des secteurs traditionnels vers les secteurs émergents et que les investisseurs privés ne s’y intéressent pas compte tenu des risques.
– Le rappel des politiques suivies par les Etats-Unis et le Japon, où la puissance publique, sous des formes différentes, joue un rôle essentiel dans le financement de la R/D dans les hautes technologies.
– L’appel au renouvellement des politiques industrielles par la mise en place de programmes mobilisateurs ciblés.

La deuxième partie définit le cahier des charges de ces programmes, dénommés Programmes Mobilisateurs pour l’Innovation Industrielle (PMII).
– Il faut produire pour un marché potentiel suffisant, viser des cibles à fort potentiel technologique, associer industriels et acteurs publics (y compris au niveau européen) et s’inscrire dans le moyen-long terme.
– Il faut afficher des critères de sélection clairs mais révisables
– Il faut enfin retenir un certain nombre de domaines jugés prioritaires, dont le rapport donne de nombreux exemples.

La troisième partie précise les modalités de mise en œuvre des PMII
– relations contractuelles et financières souhaitables entre les acteurs publics et les agents économiques au sein des PMII.
– Statut, mode de fonctionnement et budget de l’Agence pour l’Innovation Industrielle qui sera chargée de coordonner cette mise en œuvre.

La quatrième partie enfin fait différentes propositions relatives à la mise en compatibilité de cette politique et de ces structures juridiques et administratives nationales avec les différents programmes européens existants ou à prévoir visant à encourager l’innovation, que ce soit dans les entreprises ou dans les établissements de recherche et universités. Une coopération avec l’Allemagne est particulièrement envisagée
On trouve dans cette dernière partie une liste de PMII souhaitables qui fait un peu double-emploi avec la liste des domaines présentée précédemment.

Le rapport est disponible depuis le 18 janvier sur le site de la Documentation Française http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/054000044/0000.pdf


Commentaires



On peut difficilement dissocier le contenu proprement dit du rapport et la réflexion plus générale concernant la possibilité non seulement pour la France mais aussi pour l’Europe de rattraper son retard dans les sciences et les technologies que nous disons aujourd’hui de souveraineté.

Origine du rapport


Le rapport est né d’une véritable révolte individuelle, celle de Jean-Louis Beffa, patron de Saint Gobain, confronté à la dégradation du rapport de forces entre les fleurons de l’industrie française et leurs concurrents américains et japonais. Cette situation avait été aperçue depuis quelques années et avait fait l’objet de divers rapports et propositions. On avait dénoncé la désindustrialisation croissante de la France. Mais le milieu politique et même le milieu patronal français restaient, dans l’ensemble, indifférents.

L’indifférence des décideurs face à la désindustrialisation réelle ou supposée tenait et tient encore aux convictions que la « pensée unique libérale » a réussi à ancrer dans leur esprit. La première est que la désindustrialisation est le résultat inévitable de la mondialisation et qu’elle ne présente pas que des inconvénients. La concurrence d’entreprises étrangères généralement multinationales produisant à bas coûts dans les pays émergents est globalement une bonne chose pour les économies européennes car si l’emploi en souffre, les entreprises de distribution et la spéculation financière en profitent. La seconde de ces convictions est que, si les entreprises veulent s’adapter, elles doivent trouver en elles-mêmes les ressources de l’amélioration de leur compétitivité. Pour cela, elles doivent réduire leurs coûts de production, notamment par les baisses de salaires et la délocalisation des sites productifs. Les Etats en tous cas ne doivent pas intervenir car étant soumis aux aléas de la vie politique, ils ne peuvent pas concevoir et moins encore appliquer sur le long terme de bonnes politiques économiques. Le « dirigisme » qui avait réussi à la France jusqu’aux Trente Glorieuses n’est plus adapté à la mondialisation.

Il faut s’interroger sur les raisons qui ont fait de cette doctrine de la démission une croyance généralement partagée en Europe, que ce soit à droite ou à gauche. Elles sont complexes.
La première est que certains secteurs industriels ou commerciaux résistent bien à la mondialisation, parce qu’ils disposent d’une véritable « puissance installée ». C’est le cas des services financiers ou de l’agro-alimentaire.
La seconde est bien plus pernicieuse. Elle tient à l’influence de ce qu’il faut bien appeler le formatage des esprits par la propagande américaine, sur le modèle du « faites ce que je dis et ne faites pas ce que je fais ». Les Etats-Unis ont de tous temps consacré des budgets fédéraux considérables, doublés d’appuis politiques et diplomatiques, à leurs industries de pointe, civiles et militaires. Depuis la Seconde guerre mondiale ils ont cependant expliqué au reste du monde, avec le relais du FMI et de la Banque Mondiale, que les Etats ne devaient pas s’occuper de politique industrielle. Seule la France, du temps du Gaullisme n’avait pas accepté ce discours. Elle en recueille les fruits aujourd’hui, avec les quelques partenaires qui avaient accepté de s’associer à elle, dans le nucléaire et l’aérospatial civils et militaires. Mais loin de voir cela, les défenseurs de la non-intervention de l’Etat voudraient aujourd’hui ouvrir à la concurrence internationale, c’est-à-dire à la concurrence américaine, ces bastions de résistance protégés par des restes de politiques régaliennes. On sait que s’il n’y avait pas eu la volonté personnelle de Noël Forgeard, les actionnaires publics et privés de Airbus auraient été à deux doigts de renoncer au lancement de l’A380, estimé non rentable(1).

Si le dogme libéral que les Etats-Unis veulent imposer à l’Europe y trouve de tels appuis malgré son inadéquation, c’est pour une troisième raison, qui relève véritablement du domaine de la politique politicienne. L’intervention de l’Etat, s’appuyant en grande partie sur les services publics et l’administration, a toujours été ressentie par le patronat traditionnel, en France et en Europe, comme inspirée par la doctrine socialiste, voire communiste. Les échecs du communisme soviétique ont servi de prétexte à rejeter tout ce qui de près ou de loin ressemblait à des politiques industrielles et économiques. La défense des services publics menées aujourd’hui par les syndicats ouvriers et la gauche est présentée comme la défense d’avantages acquis ne se justifiant plus. Il faut laisser le champ libre à la spéculation internationale, seule source d’enrichissement. Or il s’agit d’une politique à long terme suicidaire pour les patronats européens. Ils s’imaginent sauver leurs pouvoirs en se faisant racheter par des concurrents étrangers plus puissants ou par des fonds d’investissements . Mais c’est pour très vite découvrir qu’ils sont alors vidés de l’intérieur et ne sont plus que des coquilles creuses. C’est le sort de Péchiney racheté par Alcan. Ce sera celui de Marionnaud et de bien d’autres. C’est aussi le sort de nombreuses anciennes entreprises collectives de l’Europe de l’Est, vendues par appartement.

Mais il faut ajouter une raison peut-être encore plus grave à l’indifférence sinon à l’hostilité des milieux politiques et économiques européens à la mise en place de politiques industrielles publiques. Elle relève vraiment de ce que l’on pourrait appeler la cécité, sinon la bêtise, impardonnable quand elle atteint les décideurs de grandes nations. Beaucoup de ceux-ci n’avaient pas observé la montée des sciences et technologies émergentes. Ils n’avaient pas vu non plus la puissance que celles-ci conféraient aux entreprises et aux Etats qui, comme en Amérique et au Japon, en faisaient la priorité de leurs investissements. Ils n’avaient pas compris enfin que ces investissements ne peuvent pas être laissés à la responsabilité des entreprises, vu les coûts à consentir et la complexité des stratégies à élaborer. Le réveil s’est produit il y a seulement quelques années, sinon quelques mois. Nous pouvons d’ailleurs nous féliciter d’y avoir contribué, en ce qui concerne la France.

Ajoutons que dans ce pays, le mouvement des chercheurs de l’année 2004 a joué un rôle important pour la prise de conscience du risque mortel pris à négliger la recherche dans les sciences émergentes. Nombre de scientifiques enfermés dans les disciplines traditionnelles n’avaient pas perçu la montée des nouvelles sciences. Quand ils se sont réveillés, ils ont constaté la fuite des étudiants et des idées vers les pays non européens où des politiques publiques claires encourageaient la recherche publique, qu’elle soit appliquée ou fondamentale.


Un début de réveil politique


On peut penser que Jean-Louis Beffa, pour ce qui le concerne, a très tôt refusé le discours démobilisateur et s’est convaincu de la fausseté des arguments poussant un grand industriel comme lui à accepter la dégradation de la compétitivité de nos industries. Mais dans le même temps, un début de réveil politique s’est fait jour, en France et dans certains cercles européens. Les statistiques et rapports de l’OCDE et de la Commission européenne ont montré que l’Union est loin de répondre aux objectifs ambitieux dits de Lisbonne. Les industries, faute d’investissements dans les technologies innovantes, sont en train de perdre pied dans les marchés mondiaux porteurs. Les inquiétudes des organisations syndicales et de l’opinion ont fini par remonter jusqu’aux hommes politiques. Face à la faiblesse de la croissance, aux délocalisations et aux achats des PMI de haute technologie par des fonds de pension américains, notamment dans les secteurs stratégiques et de défense, le discours sur l’impuissance de la puissance publique n’apparaît plus tenable.

Une circonstance favorable supplémentaire a joué, pour ce qui concerne la France et l’Allemagne. La volonté personnelle des deux chefs d’Etat a joué un grand rôle. Bien que provenant d’horizons politiques différents, il leur fallait renouveler les programmes politiques de leurs majorités, face à la stagnation de l’économie et de l’emploi. Jacques Chirac, pour ce qui le concerne, est très au fait de l’histoire du Gaullisme et des succès rencontrés jadis par un interventionnisme public bien ciblé. Il n’avait pas au début de son septennat montré beaucoup de volontarisme dans le domaine de la politique industrielle et scientifique. Cependant, plus que d’autres personnalités de la majorité (et même de l’opposition) il a pris récemment conscience qu’il disposait là d’un créneau très favorable lui permettant de se distinguer en proposant au pays de véritables objectifs de redressement, plutôt que de vagues intentions relatives à la réduction de la fracture sociale et aux réformes.

L’histoire dira comment les deux hommes, Jean-Louis Beffa et Jacques Chirac, se sont rencontrés. Mais les preuves sont là. Avant même que le rapport ait été officiellement déposé, le Président, avec sa rapidité habituelle, a pris à son compte les grandes lignes du rapport lors de la présentation des vœux. Aujourd’hui, la mise en place de l’Agence de l’innovation industrielle proposée par le rapport est prévue pour juin 2005 et Jean-Louis Beffa devrait être nommé à sa tête. Ce serait une juste reconnaissance de ses mérites. Aussi bien, avant que l’Agence ne se mette au travail, il est important d’apprécier la stratégie proposée par le rapport Beffa. Nous n’allons pas ici reprendre à notre compte tout l’argumentaire qui y est présenté, pour une raison simple, c’est qu’il nous a parfaitement convaincu et qu’il vaut mieux laisser parler les auteurs du document. En revanche, comme la mise en œuvre du rapport risque de se heurter à de nombreuses difficultés, compte tenu des obstacles et hostilités que rencontre toute grande politique de ce type, il faut essayer d’y réfléchir à l’avance.


Des difficultés pouvant naître de points non traités au fond par le rapport.


Ces difficultés risque de se poser rapidement. Il conviendrait donc de réfléchir dès maintenant aux solutions permettant d’y porter remède. On distinguera les questions de coordination stratégique et les difficultés quotidiennes de gestion.

1. Peut-on faire l’impasse sur la R/D liée aux industries civiles et militaires de défense?
Le rapport a décidé de ne pas en traiter. Il s’agit selon nous d’une grave erreur. Aussi bien au plan national qu’européen, les recherches amont dans les technologies émergentes seront nécessairement « duales ». On en a un exemple éclatant avec le programme européen Galiléo. Accepter que celui-ci soit développé pour des applications uniquement civiles, comme l’ont exigé les Américains qui veulent se réserver le monopole du GPS dans le militaire, équivaut à un « sabordage », selon les termes d’un article de Jean-Pol Poncelet, directeur à l’Agence Spatiale européenne (Le Monde du 11 janvier 2005). Refuser l’approche globale, qui fait la force de l’innovation aux Etats-Unis, risque de créer des doublons ou, plus grave, de laisser s’installer des lacunes. Mais la coordination est difficile, et nécessite des organismes acceptant d’une part de coopérer et d’autre part, de respecter leurs compétences respectives.

2. Peut-on faire l’impasse sur la R/D liée aux programmes des agences européennes existantes, les plus importantes étant l’Agence Spatiale Européenne, le CERN et l’ESO ? Exclure les domaines de l’espace et de la physique des hautes énergies, qui devraient être de plus en plus importants en termes de priorités stratégiques et de budgets, ainsi que de retombées industrielles, serait grave, pour raisons identiques à celles invoquées au paragraphe précédent. Où se placeront par ailleurs, dans cette hypothèse, les programmes financés par les agences nationales, comme le CNES.

3. Comment assurer des relations efficaces entre la recherche industrielle et la recherche publique fondamentale et appliquée ? Le rapport n’esquive pas cette question, qui constitue même un des points essentiels de ses propositions. Mais il n’est pas certain, à la vue notamment des réactions sceptiques du milieu scientifique, que les solutions proposées soient suffisantes. La recherche publique a des implications constantes en matière de R/D industrielle. C’est ce que montre par exemple les développements du pôle Micro et Nanotechnologies à Grenoble ou du Génopole à Evry. La question de la coordination entre recherche scientifique conduite dans les organismes de recherche et les universités et la recherche industrielle est posée en permanence et sans grands résultats depuis les années soixante. Différentes formules ont été envisagées. Aujourd’hui, on encourage la formule des pôles géographiques d’excellence ou de compétitivité, associant la recherche publique et les entreprises. C’est notamment ce que propose le rapport. Mais il semble que cette formule intéresse plus particulièrement les PME/PMI. Elle ne résout pas nécessairement la question de la recherche dans les grandes et très grandes entreprises. Celles-ci, d’une part, les grands laboratoires publics d’autre part, trouveront-ils moyen de coopérer à travers le système proposé des PMII, dont le budget ne sera alors pas suffisant ?

4. En dehors de problèmes de coordination au sein des pôles de compétitivité se posera la question de la coordination entre les agences en cours de création, l’Agence pour l’innovation industrielle et l’Agence Nationale de la recherche prévue par le ministère de la recherche. Un autre problème de coordination apparaîtra, quand il s’agira de réfléchir aux besoins stratégiques et de proposer (ou réviser) les orientations à long terme. L’Agence pour l’innovation industrielle ne pourra pas faire cavalier seul par rapport au Haut-conseil pour la science, également envisagé actuellement en France et à l’European Research Council, demandé par tous les chercheurs et par les responsables des PCRD à Bruxelles.

5. Evoquons enfin pour mémoire la question des relations avec les organismes de recherche et de développement dépendant de l’Union européenne. Elle est évoquée dans le rapport, mais cela semble fait plus par acquis de conscience que pour satisfaire à un besoin stratégique profond. Il s’agira en fait d’un point essentiel si on veut que le renouveau des industries à hautes technologies en France s’inscrive dans l’indispensable renforcement de la souveraineté scientifique et technologique de l’Europe. Nous n’en discuterons pas ici mais il faut garder en tête l’importance d’apporter très vite des perspectives à nos partenaires européens et à l’Union dans ce domaine.


Des difficultés pratiques à prévoir


1. La continuité de l’action. Comment un organisme rattaché au Premier ministre pourra-t-il disposer de l’autonomie nécessaire pour survivre aux changements de chefs de gouvernements ou aux conflits éventuels avec le président de la République. Ne faudrait-il pas lui donner plus d’indépendance ? Mais de quelle façon ? Une Haute Autorité ?

2. Les relations avec les organismes existants : l’ANVAR-CGPME, le ministère de l’industrie, celui de l’éducation-recherche, certains ministères techniques. Il faudra à la fois respecter les compétences de chacun et veiller à leur mise en synergie. En cas de conflit, qui arbitrera ? Le Premier ministre ?

3. La continuité ou, pour mieux faire, la croissance régulière des ressources budgétaires ? Qui aura le dernier mot en ce domaine ? Le ministre du budget ?

4. Les relations immédiates avec les autres pays européens, par exemple avec l’Allemagne. Sous la tutelle de qui seront-elles placées ? Le ministère des affaires étrangères ?


Conclusion intérimaire


Le rapport Beffa et les décisions qui seront prises en application de ses propositions dans les mois suivants constituent un bon pas en avant. Il ne faudrait surtout pas enterrer cette nouvelle démarche sous les difficultés administratives et les conflits d’intérêts personnels et économiques. Mais il ne faudrait pas se satisfaire de ce premier pas. Le problème de la construction de la souveraineté scientifique et technologique de l’Europe reste entier. C’est principalement dans ce cadre que pourront apparaître des industries nationales plus compétitives, maîtrisant les technologies de pointe. Etablir de nouvelles propositions dans cette perspective, sur un plan et dans une perspective véritablement commune à l’Europe des 25, devrait constituer la priorité de l’année 2005 et du futur septennat.


Ce qui manque au rapport ?


Nous dirions que manque un grand souffle épique. L’expérience récente du double succès européen, avec l’atterrissage sur Titan de la sonde Huygens et le lancement du premier Airbus A380 montre que les médias et sans doute aussi les populations dans leur ensemble sont et seront très sensibles à tout ce que l’Europe pourra faire de prestigieux et de noble dans les domaines de la recherche scientifique et de la technologie. Le président de la République l’a d’ailleurs semble-t-il bien compris en adoptant des propos d’une ambition inhabituelle lors de son allocution prononcée à Toulouse le 18 janvier.

Mais le scepticisme, la morosité reviendront très vite. L’opinion rangera la nouvelle politique parmi les multiples promesses faites et non tenues. Même si des experts ou responsables de projets se donnent beaucoup de mal pour avancer, nul n’en saura rien. Le champ sera de nouveau libre pour les critiques, c’est-à-dire aussi pour ceux qui veulent faire le lit des impérialismes économiques et industriels extra-européens.

L’équation économique et politique à résoudre est simple. Pour relancer l’innovation industrielle, scientifique, culturelle, il faut de l’argent, beaucoup d’argent. Il faut aussi beaucoup d’enthousiasme. L’un et l’autre ne viendront pas de nulle part, mais seulement des sacrifices que les citoyens et les entreprises accepteront de consentir, en prélevant sur leurs consommations matérielles et leurs ressources intellectuelles et affectives.
Pour cela, il faut qu’ils puissent se voir proposer de grands objectifs, où ils auront un investissement personnel à faire et même des rôles concrets de plus en plus grands à jouer.

Ces grands objectifs doivent être visualisables et identifiables. Il faut, comme le font les grands programmes spatiaux, qu’ils s’accompagnent d’un immense appel à l’imaginaire. Il faut aussi qu’ils s’accompagnent de débats et fassent appel aux apports de chacun, notamment des populations scolaires et universitaires.

Ceci même et à plus forte raison si les thèmes paraissent très techniques. On voit comment les biocarburants, les énergies renouvelables ou la robotique intelligente sont devenus dans d’autres pays de véritables objectifs de civilisation, provoquant une implication générale de nombreux citoyens, notamment de jeunes. Il faudra faire la même chose en France. Nous en reparlerons.


Note


(1) On présente systématiquement le prétendu échec du Plan Calcul (1967-1973) comme preuve de l’incapacité de l’Etat à définir des politiques viables dans les hautes technologies. Mais c’est oublier que le Plan Calcul aurait réussi si les gouvernements ayant succédé à ceux de De Gaulle et de Georges Pompidou n’avait pas sciemment cédé à la pression du patronat français traditionnel qui refusait toute innovation technologique. L’entreprise européenne Unidata qui était le produit du Plan Calcul, si elle n’avait pas été sabordée par le retrait de la France, serait sans doute aujourd’hui l’équivalent d’Airbus.