Monday, July 20, 2026

l’Agence de l’innovation de défense [AID] et la lutte antidrone avec l'intelligence artificielle via les DATA d'un réseau de capteurs passifs acoustiques et optroniques



Lors de l’édition 2024 du salon de l’armement aéroterrestre EuroSatory, le ministère des  Armées avait présenté le système Deeplomatics, dont le développement avait été soutenu par l’Agence de l’innovation de défense [AID] au titre de la lutte antidrone. Dans le détail, il s’agissait de déployer un réseau de capteurs passifs acoustiques et optroniques reposant sur des algorithmes d’intelligence artificielle [IA] pour détecter, identifier et suivre un drone dans un rayon de plusieurs centaines de mètres.Armée

Les mini-drones et les munitions téléopérées ayant une surface équivalente radar [SER] faible [voire très faible], il est quasiment impossible de les détecter en utilisant des moyens «traditionnels» comme le radar. D’où l’intérêt de Deeplomatics… ou encore celui de la solution «Orange Drone Guardian», présentée en mars par la division «Défense & Sécurité» de l’opérateur Orange Business.

Cette dernière permet en effet de détecter, d’identifier et de classer les «drones intrusifs» évoluant à basse altitude en s’appuyant sur les «infrastructures souveraines d’Orange Business».

«Le réseau national de 19 700 sites TOTEM, la TowerCo d’Orange, qui met à disposition ses points hauts [tours passives qui supportent les antennes] comme supports stratégiques pour les capteurs de détection. Cette capillarité territoriale permet d’étendre la portée de la surveillance et d’améliorer la qualité de la détection, sans que chaque client ait à déployer et à maintenir ses propres infrastructures», explique l’opérateur.

Et d’ajouter : Orange Drone Guardian «répond aux besoins de sécurisation des infrastructures critiques des opérateurs d’importance vitale [OIV], des opérateurs de services essentiels [OSE], des organisateurs de grands événements et des institutions publiques».Robotique

Cela étant, le ministère des Armées est en quête d’une solution encore plus aboutie afin d’être en mesure de détecter et de suivre des engins susceptibles de voler à une vitesse pouvant atteindre les 300 m/s [soit au seuil supersonique] sans recourir à un radar.

En effet, relevant de la Direction générale de l’armement [DGA] et de l’AID, le pôle d’innovation de défense INNOVATER a émis son premier appel à manifestation d’intérêt [AMI] en vue «d’acquérir un moyen de localisation et de trajectographie dans l’espace d’objets en vol à basse vitesse et basse altitude tels que des drones, des munitions téléopérées [MTO] ou des munitions guidées» dans le cadre du projet LOCDRONE.

«Afin d’assurer la protection des sites sensibles et des forces en déploiement, et face à l’omniprésence des drones et des MTO, il est recherché un moyen permettant leur détection et leur suivi qui s’avère très difficile par radar, faute d’élément mobile et compte tenu de leur très faible SER», détaille INNOVATER, dont cet appel à manifestation d’intérêt vise à répondre à un besoin exprimé par l’École du Train et de la Logistique opérationnelle de l’armée de Terre, la base aérienne 702 de Bourges Avord et DGA Techniques Terrestres.Équipements et matériaux industriels

Mais si l’accent est mis sur la détection d’appareils évoluant à basse vitesse, la technologie recherchée doit aussi permettre de localiser et de suivre plusieurs engins en vol [en clair : un essaim de drones] dans un rayon de 20 km et éventuellement de «suivre des objets en vol supersonique», indique INNOVATER. En outre, ajoute-t-il, «les candidats pourront proposer une solution d’effecteur associé au moyen, pour neutraliser [détruire, brouiller, etc.] la menace». 

Selon les précisions apportées par l’AID, via le réseau social LinkedIn, le «dispositif devra également assurer la sécurité des phases d’essais et d’entraînement» impliquant des drones, «intégrer des capacités de visualisation et/ou d’enregistrement en temps réel» et «fournir des données de positionnement et de vitesse en vol».Pouvoir exécutif

Les entreprises et les laboratoires intéressés par cet AMI ont jusqu’au 10 juillet pour remettre leurs proposition à INNOVATER.

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nouvelles technologies chinoises d'armement: Kimi K3 premier modèle "ouvert "de la catégorie des 3000 milliards de paramètres.

 


Moonshot AI vient de présenter Kimi K3, son modèle le plus ambitieux à ce jour, crédité de 2800 milliards de paramètres. L’entreprise chinoise le décrit comme le premier modèle ouvert appartenant à la catégorie des 3 000 milliards de paramètres.

Les 2 800 milliards de paramètres de Kimi K3 ne sont pas activés simultanément. Le modèle s’appuie sur une architecture Mixture of Experts particulièrement clairsemée, baptisée Stable LatentMoE : parmi 896 réglages appelés « experts », 16 seulement sont effectivement sollicités pour traiter un token. Moonshot AI ne communique cependant pas encore le nombre total de paramètres actifs lors d’une requête.

Cette architecture est complétée par deux mécanismes développés par l’entreprise. Kimi Delta Attention doit rendre le traitement de longues séquences plus efficace, tandis qu’Attention Residuals permet au modèle de sélectionner certaines représentations produites dans les couches précédentes, au lieu de les accumuler uniformément. Moonshot affirme que l’ensemble, associé à de nouvelles méthodes d’entraînement, améliore d’environ 2,5 fois « l’efficacité de mise à l’échelle » par rapport à Kimi K2.

Le modèle a également été entraîné en tenant compte de la quantification, avec des poids au format MXFP4 et des activations MXFP8. Cette approche vise à réduire les volumes de mémoire et de calcul nécessaires, tout en facilitant son fonctionnement sur différentes architectures matérielles.

Kimi K3 accepte jusqu’à un million de tokens de contexte, contre 256 000 pour ses prédécesseurs Kimi K2.6 et K2.7 Code. Cette capacité doit lui permettre de travailler sur des dépôts logiciels volumineux, de grandes bases documentaires ou des tâches agentiques s’étalant sur de nombreuses étapes.

Le modèle est nativement multimodal : il peut traiter du texte, des images et des vidéos, et réutiliser ses observations visuelles au cours d’un processus de développement. Moonshot met notamment en avant la création d’applications front-end, de jeux en 3D, de projets de conception assistée par ordinateur ou encore le montage vidéo.

Kimi K3 peut également produire des réponses structurées, appeler des outils externes et maintenir des conversations longues. Son mode de raisonnement est toujours activé. Au lancement, seul le niveau d’effort maximal est disponible, les modes moins coûteux devant être ajoutés ultérieurement. Un choix qui favorise les performances affichées, mais pourrait aussi peser sur la latence et la facture des utilisateurs.

L’entreprise reconnaît enfin deux limites. Le comportement de K3 peut devenir instable si l’intégralité de son historique de raisonnement ne lui est pas retransmise. Il aurait aussi tendance à prendre des initiatives inattendues lorsque les instructions sont ambiguës, conséquence d’un entraînement privilégiant les missions longues et complexes. 

Ces démonstrations éclairent surtout le positionnement choisi par Moonshot AI. Kimi K3 n’est pas pensé comme un simple chatbot, mais comme le moteur d’agents capables de poursuivre un objectif pendant plusieurs heures, de manipuler des outils, de parcourir des milliers de documents et de produire directement du code, des présentations, des tableaux de bord ou des vidéos.

Cette stratégie se retrouve dans les modalités de distribution. Le modèle est disponible dans l’interface Kimi, dans Kimi Code pour les développeurs, dans l’application de bureau Kimi Work et via l’API de l’entreprise. Moonshot ajoute également à Kimi Work des « Widgets » interactifs, connectables à des données locales ou à des extensions, ainsi qu’un tableau de bord persistant. Le modèle devient ainsi la couche d’intelligence d’un environnement de travail complet, et non plus un produit isolé.

Référence

https://www.usine-digitale.fr/intelligence-artificielle/ia-generative/avec-kimi-k3-moonshot-ai-devoile-un-mastodonte-chinois-de-2800-milliards-de-parametres-qui-fait-mieux-que-claude-fable-5.27VM26DK2JC3FJOKANADWPVO2Y.html

la mécanique de l'intelligence artificielle et du "Big DATA" connaitra-t-elle la même trajectoire que la fée électricité ? Sa consommation ne baissera jamais?

 Lors d'une visite au Japon au cours de laquelle il a annoncé plusieurs partenariats, Jensen Huang a affirmé que l'on était au début du cycle technologique de l'IA, avec une courbe qui, comme celle de la consommation électrique, ne baissera jamais.

Jeudi 16 juillet 2026, malgré la débâcle actuelle des valeurs technologiques, le patron de Nvidia, Jensen Huang, a estimé que la croissance de l’intelligence artificielle (IA) n’en était qu’"à ses débuts". Une déclaration faite à l'occasion d'une visite au Japon au cours de laquelle il a annoncé plusieurs accords.

"La plupart des cycles technologiques durent entre 10 et 15 ans avant d'atteindre un plateau. Nous sommes au début de celui-ci", a déclaré à Tokyo le patron du géant des puces à des journalistes.

"Est-ce que [la courbe] va s’aplanir? Ça ne baissera jamais, tout comme l’électricité n’a jamais baissé", a-t-il affirmé, ajoutant que les composants électroniques deviendraient le plus grand secteur au monde, en faisant partie du "tissu social".

Pallier les pénuries de main-d’œuvre?

Les inquiétudes sur une éventuelle "bulle" IA se multiplient ces derniers mois, malmenant régulièrement les valeurs du secteur qui reculaient encore jeudi sur les places européennes et asiatiques. Sa visite au Japon a été l'occasion pour Jensen Huang de conclure plusieurs accords au cours de la semaine. Le conglomérat japonais Kawasaki Heavy Industries a ainsi annoncé jeudi qu'il allait codévelopper avec Nvidia des robots dotés d'IA destinés à la construction navale.

Nvidia a également annoncé jeudi qu’il vendrait 27.500 puces de pointe pour IA basées sur son architecture pour processeur Rubin à Noetra, un consortium d’entreprises incluant SoftBank et Sony, dans le cadre d’un projet soutenu par le gouvernement visant à développer un modèle d’IA national dédié à la robotique. Parmi les autres partenariats annoncés figure une collaboration dans la robotique avec notamment le japonais Fujitsu.

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Thursday, July 9, 2026

Anthropic propose sa propre plateforme de formation gratuite à Claude, hébergée sur Skilljar avec deux niveaux de certification

 


OpenAI, Anthropic, Google : les trois acteurs qui dominent aujourd’hui le marché de l’intelligence artificielle proposent chacun leur propre plateforme de formation, gratuitement et en accès libre. 

La plateforme de formation officielle d’Anthropic, lancée début mars 2026. Hébergée sur Skilljar plutôt que sur un site propre à l’entreprise, elle se distingue des deux précédentes par son ancrage nettement plus technique, centré sur Claude et son écosystème (API, MCP, Claude Code).

Elle est hébergée sur Skilljar, une plateforme de gestion de formation utilisée par de nombreuses entreprises pour diffuser leurs contenus pédagogiques.

Pour suivre un cours, aucun compte Anthropic n’est nécessaire, il vous faudra cependant en ouvrir un sur Skilljar. La distinction entre les deux comptes est explicitement précisée par la société, dans une foire aux questions présente sur chaque page de cours. Skilljar se limite à suivre la progression pédagogique, tandis qu’un compte Anthropic reste nécessaire, mais seulement pour utiliser Claude au quotidien, une fois la formation terminée.

Le catalogue s’adresse à un public plus large que ne le laisse penser l’orientation technique de la plateforme. Aux côtés des cours destinés aux développeurs, on retrouve des parcours pensés pour les enseignants, les étudiants, les associations ou les petites entreprises. Ils sont construits autour d’un même socle pédagogique, un programme baptisé « 4D » (Délégation, Description, Discernement et Diligence, soit Delegation, Description, Discernment, Diligence en anglais), conçu avec des enseignants chercheurs universitaires.

Des cours sans prérequis pour découvrir Claude

Le cours « Claude 101 » vous initie à l’usage quotidien de Claude, sans aucun prérequis. Les déclinaisons du programme 4D suivent la même logique : elles sont accessibles à toutes celles et ceux qui ont simplement accès à un outil d’IA conversationnelle. Du côté des agents, le cours « Introduction to Claude Cowork » applique le même principe. Vous prenez en main Claude Cowork, l’outil qui permet à Claude de travailler directement sur vos fichiers et dossiers, à partir de tâches concrètes et sans écrire une ligne de code.

Des cours pour les développeurs débutants ou confirmés

Le cours « Claude Platform 101 », qui comporte 14 leçons, s’adresse aux développeurs qui ont déjà utilisé Claude dans une conversation, sans encore l’avoir intégré au sein d’une application. Il commence par les bases : la notion de requête, la boucle agentique et la gestion du contexte. Le cours « Building with the Claude API » vise quant à lui un public déjà confirmé, à l’aise avec Python, pour approfondir ses connaissances sur l’évaluation de prompts, la recherche augmentée ou encore la construction d’agents. Cette distinction par niveau ne se retrouve pas chez OpenAI Academy, par exemple, dont les trois cours proposés suivent un seul parcours linéaire.

Des cours plus techniques pour aller plus loin avec Claude

Une fois les bases posées, d’autres cours permettent de creuser un point précis de l’écosystème Claude. Claude Code, qui est l’outil d’Anthropic pour le codage assisté par IA, dispose de son propre cours d’initiation (12 leçons, environ une heure et demie de vidéo), ainsi que d’un second plus avancé, centré sur son intégration dans un flux de travail existant. Parmi les autres cours proposés dans le catalogue d’Anthropic Academy, on retrouve le Model Context Protocol également traité en deux parties, avec une introduction à la construction de serveurs et clients, puis un volet consacré à des sujets plus poussés, comme le « sampling » ou la gestion de la mémoire.

Le certificat de complétion, gratuit et permanent

Chaque cours débloque un certificat de complétion, une fois le quiz final réussi. Nous l’avons vérifié en obtenant le nôtre sur « Claude 101 » : le certificat s’affiche immédiatement sur la page de profil, avec un lien de vérification et un bouton de téléchargement au format PDF (voir captures ci-dessous). Le nom de l’apprenant, le cours suivi et la date de complétion y figurent, sans mention d’expiration. La page de profil confirme qu’aucune date n’est prévue pour ce type de certificat, contrairement à la certification payante (voir plus bas).

À noter que le partage de votre certificat de complétion vers LinkedIn est possible, mais pas directement depuis la page du certificat. Le bouton se trouve en effet sur la page de votre profil, juste à côté du lien « View certificate ». Une différence de parcours avec OpenAI Academy et Google Skills, qui intègrent ce bouton sur le certificat lui-même.

Anthropic Academy : les points forts et les limites de la plateforme

Sur le contenu, Anthropic Academy tient la comparaison avec ses deux concurrentes. Le catalogue a doublé de volume depuis son lancement. Avec « Claude Platform 101 » et « Building with the Claude API », le choix d’un cours se fait selon son niveau plutôt que sur un parcours dédié uniquement aux développeurs. Le programme 4D élargit la plateforme bien au-delà des seuls profils techniques. Le suivi de progression, sobre et sans badge ni mécanique de jeu, est concentré sur le contenu pédagogique lui-même.

Deux limites ressortent nettement une fois la plateforme testée de l’intérieur. Tous les cours sont proposés en anglais, y compris les vidéos. La seule certification qui a une vraie valeur de reconnaissance technique, le Claude Certified Architect, reste hors d’atteinte pour un professionnel travaillant en tant qu’indépendant ou dans une structure qui n’a pas rejoint le Claude Partner Network.

Après OpenAI Academy et Google Skills, Anthropic Academy partage un constat commun aux trois plateformes : des ressources gratuites et sérieuses, mais pensées avant tout pour un marché anglophone. Chacune garde malgré tout sa propre singularité. Google Skills est la seule des trois plateformes d’apprentissage à proposer un parcours francophone complet. OpenAI Academy mise sur des communautés et des événements en direct, absents des deux autres plateformes. Pour sa part, la maison-mère de Claude va le plus loin sur le plan technique, mais c’est aussi celle qui verrouille le plus l’accès à sa certification la plus poussée.

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Mistral se lance à l’IA physique (apprentissage déplacement robots): Robostral Navigate

Une vidéo publiée sur Youtube montre en outre un robot alimenté par le modèle en action.
À partir d'instructions, on le voit se déplacer dans un bureau,
éviter des obstacles et accomplir des tâches.

 Le modèle d'IA de Mistral est conçu pour permettre aux robots de se déplacer en totale autonomie dans des environnements complexes comme les bureaux ou les espaces extérieurs.

Le modèle comprend des informations captées via les images d'une caméra intégrée au robot et des instructions en "langage naturel", a-t-elle précisé. "Il suffit de donner une seule instruction à Robostral Navigate pour qu'il réalise l'intégralité de la tâche de manière autonome, se déplaçant dans un environnement dynamique peuplé de personnes et d'obstacles qu'il n'avait jamais rencontrés auparavant, tout en étant capable de s'adapter à n'importe quel environnement".

Robostral Navigate permet à une machine de réaliser ces mouvements et actions en prédisant la prochaine destination de celle-ci. Pour cela, il utilise la technique du "pointage". Autrement dit, il déduit les coordonnées de l'emplacement cible dans le champ de vision actuel de la caméra du robot et l'orientation souhaitée à l'arrivée.

Le problème avec cette méthode, c'est qu'elle ne permet pas de gérer les cas où l'emplacement cible est en dehors du champ de vision actuel. Le modèle de Mistral a alors recours à des déplacements définis dans le repère local de coordonnées du robot, comme "avancer de 2 mètres, se déplacer de 1,5 mètre vers la gauche et tourner de 25 degrés vers la gauche".

L'entreprise assure que Robostral Navigate peut fonctionner avec des robots munis de roues, de pattes ou volants, quelle que soit leur taille.

Référence

https://www.bfmtv.com/tech/intelligence-artificielle/mistral-se-lance-a-l-assaut-de-l-ia-physique-avec-un-premier-modele-capable-d-aider-des-robots-roulants-marchants-ou-volants-a-naviguer-dans-des-environnements-complexes_AD-202607080834.html

Tuesday, July 7, 2026

Scopus AI (Elsevier) fait toujours référence aux sources qu’elle a utilisées



 Scopus AI : Contenu de confiance. Propulsé par une IA responsable.

Scopus AI est un outil de recherche intuitif et intelligent alimenté par l’IA générative (GenAI) qui améliore votre compréhension et enrichit vos informations avec une rapidité et une clarté sans précédent. Construit en étroite collaboration avec la communauté universitaire, il s’agit d’une solution entièrement réalisée par abonnement qui vous sert de guide de confiance à travers la vaste étendue de connaissances humaines que l’on trouve sur Scopus, la plus grande base de données multidisciplinaire et fiable de résumés et de citations au monde.

La fonctionnalité Experts thématiques s’appuie sur les 19,6+ millions de profils d’auteurs de Scopus pour trouver les meilleurs chercheurs liés à votre requête et générer un résumé de leurs travaux et contributions.

Obtenez des réponses pertinentes basées sur des connaissances récentes et fiables

Neutre en matière de sources, Scopus abrite 27 800+ revues à comité de lecture et 330 000+ livres - tous méticuleusement examinés et sélectionnés par un comité d’experts indépendants. 

Scopus AI s’appuie exclusivement sur les métadonnées et les résumés des documents de Scopus publiés depuis 2003, identifiant le contenu le plus pertinent des 7 000+ éditeurs figurant dans la base de données. La base de connaissances est mise à jour quotidiennement, ce qui garantit que les réponses sont toujours basées sur les informations les plus récentes. 

En quoi Scopus AI diffère-t-il des autres outils en ligne GenAI ?

Les capacités des grands modèles de langage (LLM) utilisés dans les outils GenAI ont attiré l’attention du monde entier. Cependant, ils présentent également des lacunes, notamment un manque de transparence et des hallucinations, qui peuvent saper la confiance dans les informations qu’ils fournissent. 

Scopus AI minimise les hallucinations et les biais en utilisant uniquement du contenu Scopus de haute qualité identifié par notre recherche vectorielle sophistiquée. 

Scopus AI montre son fonctionnement avec des références claires aux documents qu’elle utilise pour générer sa réponse. Il vous indique également à quel point il est sûr que la réponse correspond à votre requête. 

Scopus AI a été conçu pour éviter la rétention inutile de données. La politique de confidentialité d’Elsevier explique comment tous nos produits collectent, utilisent et partagent vos informations personnelles. 

Le contenu sur lequel Scopus AI s’appuie est examiné par des pairs et a été rigoureusement examiné et sélectionné pour être inclus dans Scopus par le comité consultatif et de sélection de contenu indépendant. 

Scopus AI a été développé et testé en étroite collaboration avec la communauté universitaire pour s’assurer qu’il répond aux besoins et préoccupations clés. Nous continuons à travailler avec les chercheurs pour améliorer l’outil. 

Scopus AI va au-delà d’une simple réponse sommaire pour offrir des fonctionnalités uniques qui vous permettent de continuer à explorer et à apprendre. 

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Saturday, July 4, 2026

les formations IA gratuites de qualité avec certification: Google Skills

 Pendant des années, Google a multiplié ses ressources pédagogiques sans jamais les regrouper.

Google Cloud Skills Boost pour les contenus techniques cloud, Grow with Google pour les compétences numériques générales, Google for Education pour les enseignants, Google DeepMind pour les contenus orientés recherche. Chaque division avait sa propre plateforme.

En lançant Google Skills fin 2025, elle a souhaité mettre fin à cet éparpillement. La plateforme centralise l’ensemble de ces contenus sous une seule adresse, avec au programme plus de 3 000 cours, des laboratoires pratiques, ainsi que des parcours de certification

Google et Coursera entretiennent un partenariat officiel depuis 2020. Google Skills centralise les contenus techniques orientés cloud et développeurs, tandis que les formations grand public, dont les cours IA présentés ici, sont hébergées sur Coursera, qui gère l’inscription, la progression et délivre des certificats.

Ici on se concentre sur les formations IA qui sont sur deux possibilités: pour tous et pour des non-débutants à divers niveaux.

Pour les profils débutants (et non techniques)

« Les fondamentaux de l’intelligence artificielle » proposé en accès libre par Google Career Certificates via la plateforme Coursera. En moins de dix heures, ce parcours de cinq cours couvre les bases de l’IA, du prompting à l’utilisation responsable, avec un certificat délivré par Google à la clé.

Ce programme  s’adresse aux personnes de tous métiers et secteurs qui souhaitent acquérir, à leur rythme, des compétences essentielles en IA afin d’améliorer leur productivité. 


AI Boost Bites

Google Skills propose également une série de 57 formats courts appelée AI Boost Bites, accessible directement depuis le catalogue de la plateforme (onglet Collection > AI Boost Bites). 

Chaque module correspond à une vidéo de dix minutes centrée sur un cas d’usage concret : gérer sa boîte mail avec Gemini, convertir une image en tableau Google Sheets, utiliser NotebookLM comme assistant de recherche, ou encore maîtriser les bases du prompting dans Google Workspace. Bon à savoir : chaque vidéo est accompagnée d’un exercice pratique à réaliser immédiatement.

Ces modules, qui sont accessibles gratuitement depuis Google Skills, s’adressent à celles et ceux qui veulent progresser rapidement sur un point précis sans s’engager dans un parcours complet. On y trouve également des parcours thématiques, accessibles depuis l’onglet Parcours disponible dans le menu, avec deux catégories directement liées à l’IA : IA/ML et Agents.

Google AI Professional Certificate

Le Google AI Professional Certificate, lancé en février 2026, s’adresse aux professionnels qui souhaitent aller au-delà des fondamentaux. Structuré en sept cours pour une durée totale d’environ huit heures, il couvre l’IA appliquée à six domaines concrets : trouver des idées et planifier, faire des recherches et trouver des informations, communiquer et rédiger, créer du contenu, analyser des données et créer des applications, en concevant un outil personnalisé sans écrire une seule ligne de code (vibe coding). 

Le programme inclut plus de 20 activités pratiques, avec à la clé un portfolio de productions réutilisables en contexte professionnel. Il est possible de ne suivre que les cours les plus adaptés à son poste, sans avoir à compléter l’intégralité du programme.

Accès et disponibilité du certificat Google AI Professional

Ce certificat, qui permet de développer votre maîtrise de l’IA, est accessible de deux façons : via l’abonnement Career Certificates sur Google Skills (à 49 dollars par mois, ou 349 dollars par an), ou via Coursera. Le cours est enseigné en anglais, mais une traduction automatique en français est disponible après inscription, via le menu des langues de la plateforme. Google propose également un essai de trois mois sans frais à Google AI Pro en complément du certificat, sous conditions et jusqu’au 1er janvier 2027.

certification proposée par Google Skills 

 le Google AI Professional Certificate. Comme vu précédemment, il est conçu par des experts de Google et validé par un ensemble d’employeurs partenaires. L’avantage : il permet de faire reconnaître ses compétences en IA auprès des recruteurs, avec un certificat partageable sur LinkedIn accompagné d’un lien de vérification.

Et les autres comme OpenAI Academy?

Google Skills se distingue d’OpenAI Academy par son système de certifications et l’ampleur de son catalogue. 

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L’IA est-elle en train de tuer la recherche par le moteur Google ?

 L’étude publiée le 2 juillet 2026 par Fractl et Search Engine Land, basée sur 1 010 848 mots clés qui représentent 35,4 milliards de recherches par mois quantifie cette baisse.

Les internautes continuent de chercher, mais ils n’exploitent plus les mêmes mots. Tous les secteurs ne trinquent pas de la même manière. La FinTech perd 37,7 % de son volume, c’est sans doute le pire score de l’étude. Le lifestyle s’en sort avec 15,2 % de recul.

L’étude inclut un sondage auprès de 1 004 consommateurs américains. 70 % déclarent utiliser davantage l’IA qu’avant. Par contre, 17 % affirment moins recourir à la recherche classique. On apprend que 18 % des sondés ont acheté un produit recommandé par un chatbot sans jamais vérifier par une recherche séparée.



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Saturday, June 27, 2026

Même en mode local, les LLM dont on ne connait pas les données d'entrainement restent dangereux. Cas du modèle Qwen chinois arrête par un ministère.

 

La direction générale du Trésor a arrêté le 23 juin 2026 l’expérimentation du modèle Qwen d’Alibaba, déployé depuis début juin auprès d’une centaine d’agents, après que plusieurs utilisateurs ont signalé des réponses jugées orientées sur des sujets liés à la Chine. Un modèle de Mistral AI l’a remplacé le lendemain.

L’outil s’appelait HéphAIstos. Depuis le début du mois de juin, près d’une centaine des 1 300 agents de la direction générale du Trésor le testaient au quotidien : un agent conversationnel pour assister les hauts fonctionnaires dans leurs tâches, y compris sur des données confidentielles, et une application interne de transcription multilingue. Sous le capot, le modèle Qwen, développé par le géant chinois du commerce en ligne Alibaba.

Bercy a indiqué que HéphAIstos fonctionnait en mode déconnecté, sans accès à Internet ni porte dérobée identifiée. Aucune transmission de données vers l’extérieur n’a donc été détectée pendant les trois semaines de test. Mais la déconnexion réseau ne suffit pas à effacer les biais intégrés lors de l’entraînement du modèle.

Plusieurs tests indépendants conduits par des médias techniques ont par ailleurs établi que Qwen qualifie Taïwan d’« élément inaliénable de la Chine » et déclenche une erreur de sécurité lorsque des utilisateurs l’interrogent sur les événements de la place Tiananmen du 3 juin 1989.

Les travaux menés par l’Australian Strategic Policy Institute (ASPI) sur les modèles chinois avaient déjà évoqué ce phénomène en décembre dernier : Qwen y affichait les divergences de réponse les plus prononcées entre les versions chinoise et anglaise du modèle, en particulier sur des sujets liés au génocide ouïghour ou à l’indépendance du Tibet.

https://www.briefia.fr/article/bercy-interrompt-le-test-de-l-ia-qwen-d-alibaba-pour-biais-pro-chine

Thursday, June 25, 2026

Intérêt de Studio de Mistral. Mi juin 2026 Mistral et l'arrivée de Brian Hall comme CMO de Mistral (directeur marketing). Pourquoi? Pas le course à la création du modèle le plus gigantesque et le plus polyvalent?

 

Biran Hall, un cadre de longue date chez Microsoft a dirigé le marketing produit chez Google Cloud.

Sur linkedin: https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7472694983636971520/

Hello from Paris! I have personal news to share, that I am now CMO of Mistral. I think this could be the most interesting marketing job in the world. 

The next five years will be the most interesting ever in tech. We’ve seen AI become more mainstream and clearly impact how we code, compute, and organize. There’s tons more to come for roles, industries, sciences, and education. 

So I now get to be somewhere that’s 

- at the bleeding (learning) edge of AI tech, 

- taking a different approach from the other major players (OpenAI, Anthropic, Google, Meta, Microsoft, Amazon, Chinese open source et al) by prioritizing AI for mission critical environments that need the confidence and self-control to bet for the long term (with open weights and real sovereign capabilities), 

- and do it while taking a part-time adventure in Paris while learning from the non-US-first perspective.  ooh la la!

I particularly love that the open weights philosophy and approach lets me learn and discover with the research, science, and developer communities.

I do have to thank Anthropic and the US government for laying out why Mistral is in such an interesting position too! You can see a little bit about how Mistral is approaching this for customers differently here on twitter/X: https://lnkd.in/g-3zZnuV

Thanks to everyone who has given me great ideas and opportunities as I’ve figured out what was next. Thanks to Arthur Mensch, Guillaume Lample, Timothee Lacroix, and the team at Mistral for the opportunity. I am very excited about this one! (well, other than learning how to use a mac for the first time since college, but we’ll see if I have more info on that one later. For now I have my personal Surface as wingman.)

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Son arrivée a suscité de la curiosité, car Mistral ne domine pas les discussions des développeurs aux États-Unis et ne dispose pas des mêmes budgets informatiques apparemment illimités qu’Anthropic ou OpenAI. Si le marché de l’IA n’était qu’une course à la création du modèle le plus gigantesque et le plus polyvalent, Mistral ne serait pas l’entreprise sur laquelle parier. 

La question la plus intéressante est de savoir quand le marché de l’IA d’entreprise reviendra à la normale et exigera que l’IA offre la même sécurité, la même prévisibilité et le même contrôle que ceux auxquels nous sommes habitués avec d’autres investissements informatiques. C’est là que Mistral a un véritable atout. Comme le note Brian Hall, l’approche de Mistral consiste à « donner la priorité à l’IA pour les environnements critiques qui ont besoin de la confiance et de l’autonomie nécessaires pour s’engager sur le long terme (avec des modèles ouverts et de véritables capacités souveraines) »

Mistral présente Studio pour la création et l’exécution d’applications d’IA, Forge pour l’entraînement et l’alignement de modèles personnalisés, Vibe pour le travail agentique, Vibe for Code pour les workflows de codage, et Compute pour l’infrastructure d’entraînement et d’inférence. L’entreprise évoque l’observabilité, les évaluations, les garde-fous, la portabilité des déploiements et l’exécution de l’IA en production « de l'edge au cloud ». En d’autres termes, elle ressemble moins à une entreprise spécialisée dans les chatbots qu’à une entreprise d’infrastructure. 

Ce positionnement devient plus clair lorsque l'on examine de plus près les noms des produits. Mistral AI Studio comprend un registre IA qui sert de système d’enregistrement pour les agents, les modèles, les ensembles de données, les évaluateurs, les outils et les workflows. Il assure le suivi de la traçabilité, de la propriété et des versions. Il applique des contrôles d’accès et des étapes de validation avant le déploiement.

 Il s’agit là d’une infrastructure de gouvernance « ennuyeuse » (et « ennuyeuse » est un terme positif dans l’informatique d’entreprise, comme je l’ai déjà écrit). 

Forge est peut-être encore plus important. Mistral le décrit comme un moyen pour les entreprises d’entraîner des modèles de pointe sur leurs propres données propriétaires. Plutôt que de s’entraîner sur des informations protégées par des droits d’auteur appartenant à des tiers et éparpillées sur le Web ou sur une montagne de publications Reddit, Forge va bien au-delà de la génération augmentée par la recherche (RAG) : il ne se contente pas de « lire » des documents, informations, etc. propriétaires, mais offre en quelque sorte à l’entreprise son propre OpenAI privé. 

Référence

https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-l-architecture-it-maillon-faible-du-deploiement-d-agents-ia-100534.html

données structurées JSONL dans du HTML pour être moissonner proprement par AI

 

Les données structurées ont des balises généralement au format JSON-LD ajoutées au code HTML d’une page web pour aider les moteurs de recherche et agents AI à comprendre et interpréter le contenu de manière explicite. Elles s’appuient sur un vocabulaire standardisé, principalement Schema.org, et permettent à Google (ou Bing) d’afficher des résultats enrichis (rich snippets) dans les pages de résultats : étoiles d’avis, prix de produits, FAQ, infos recettes, événements, etc.

La réalité des données structurées et des LLM

Il est important de préciser que les données structurées ne sont pas un Pass pour entrer dans les LLM (modèles de langage). À ce stade, rien ne prouve qu’un modèle conversationnel « lit » directement ce code JSON-LD comme un signal décisif de compréhension. De plus, ajouter quelques blocs de balisage de données structurées ne suffira pas à améliorer mécaniquement la visibilité dans ces nouvelles interfaces génératives. La vraie question à poser est : comment une marque réduit-elle l’ambiguïté dans les systèmes qui filtrent, relient, interprètent et fiabilisent l’information avant qu’une réponse soit générée ?

Un LLM ne « lit » pas votre site comme un consultant qui inspecterait une page avec un crawler. Le mécanisme est différent. Du côté de Google et Gemini, l’impact est direct et documenté. Google lit les données structurées, les exploite pour construire les Rich Snippets, alimenter les Knowledge Panels, enrichir Google Shopping, identifier les entités et rattacher les auteurs. Gemini s’appuie sur cette même infrastructure.

En revanche, pour des concurrents comme ChatGPT et Perplexity, l’impact est indirect. Ces modèles font souvent abstraction du JSON-LD présent dans le code source. Ils ingèrent principalement du texte brut ou du markdown, et privilégient le texte brut en purgeant le corpus de tout « bruit » technique.

Vous ne structurez donc pas pour ChatGPT, mais pour Google, et ChatGPT en bénéficie en aval. L’impact des données structurées sur la visibilité générative n’est pas uniforme : il est direct et mesurable chez Google, indirect mais réel chez les LLM tiers. Réduire ce sujet à « les LLM lisent-ils le JSON-LD ? » revient à poser la mauvaise question.

Le marché se trompe souvent en considérant les données structurées comme des éléments de conformité technique. On ajoute du JSON-LD, on valide dans un outil, et si tout est vert, on considère le sujet plié. Ce principe est dépassé.

Google et Bing ne raisonnent plus seulement en clusters de contenus, mais en entités, en relations, en graphes de connaissances. Ce qui compte n’est plus uniquement votre capacité à approfondir un sujet, mais aussi votre capacité à exister clairement dans un réseau de compréhension plus vaste.

La lisibilité par les machines

Un encodage utile ne sert pas seulement à rendre une page « parseable ». Il sert à déclarer des relations dans ce réseau. On ne se contente plus de structurer des données, on construit la représentation de votre marque dans les systèmes qui décident si elle est une information ou une réalité établie. Le sujet n’est plus d’être conforme, mais d’être intelligible.

Référence

Le 3juin 2026, 30 médias, les groupes français CMA Media et Sipa Ouest-France, ont annoncé leur intégration dans une coalition internationale, initialement pour défendre la propriété intellectuelle et structurer les relations avec les entreprises d'IA.

 « Les éditeurs du monde ont choisi l'action plutôt que la résignation » : une coalition internationale de médias veut peser face aux géants de l'IA

Ils rejoignent la coalition SPUR (Standards for publisher usage rights), initialement portée par des Anglo-Saxons : CMA Media (« La Tribune », « La Provence », BFMTV, RMC, etc.) et le groupe Sipa Ouest-France, propriétaire du premier quotidien de l'Hexagone.


Référence

https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/les-editeurs-du-monde-ont-choisi-laction-plutot-que-la-resignation-une-coalition-internationale-de-medias-veut-peser-face-aux-geants-de-lia-2234793

Wednesday, June 24, 2026

GLM-5.2 est un LLM de 744 milliards de paramètres et contexte d’un million de tokens de la société chinoise Z.ai Zhipu, sorti le 13 juin 2026, open.

 


Sur FrontierSWE, un test conçu pour mesurer si une IA peut mener à bout un projet technique de plusieurs heures, GLM-5.2 atteint 74,4 %. Il passe devant GPT-5.5 (72,6 %) et finit à un cheveu de Claude Opus 4.8 (75,1 %). Même logique sur SWE-bench Pro, un autre test de génie logiciel : 62,1 pour GLM-5.2, contre 58,6 pour GPT-5.5.

Le coup de force de GLM-5.2, ce n’est pas que la performance. C’est le modèle économique. Via l’API de Z.ai, le modèle coûte 1,40 dollar (environ 1,30 €) par million de tokens en entrée et 4,40 dollars (environ 4 €) en sortie. À titre de comparaison, GPT-5.5 demande 5 dollars en entrée et 30 dollars en sortie, soit près de six fois plus cher côté sortie.

GLM-5.2 est conçu pour exécuter de longues tâches de plusieurs heures voire plusieurs jours de programmation, et des flux de travail autonomes (agentique). 

Au-delà des scores, c’est l’exploit industriel derrière GLM-5.2 qui force le respect. Le modèle s’appuie sur une architecture Mixture-of-Experts (MoE) de 744 milliards de paramètres au total, dont seuls 40 milliards sont actifs par inférence. Fait remarquable : les gains massifs par rapport à la version 5.1 ne découlent pas d’une augmentation de la taille du modèle, mais uniquement d’optimisations logicielles au cours de l’entraînement.

Inscrite sur la liste noire des entités américaines et privée de tout accès aux puces de dernière génération de la Silicon Valley, Z.AI (qui a réussi son introduction en bourse à Hong Kong en janvier 2026) a développé ce monstre technologique sur du matériel informatique alternatif, sans aucun composant Nvidia.

Le modèle est distribué sous la très permissive licence MIT, avec des poids téléchargeables librement depuis Hugging Face. Sa fenêtre de contexte passe de 200 000 à 1 million de tokens, offrant une stabilité de traitement des contextes longs saluée par les ingénieurs.

huggingface

Serve GLM-5.2 Locally: https://huggingface.co/zai-org/GLM-5.2

GLM-5.2 supports deployment with the following frameworks. Feel free to try them out:

SGLang (v0.5.13.post1+) — see cookbook

vLLM (v0.23.0+) — see recipes

Transformers (v0.5.12+) — see transformers docs

KTransformers (v0.5.12+) — see tutorial

Unsloth (v0.1.47-beta+) — see guide

For deployment on the Ascend NPU platform, inference frameworks such as vLLM-Ascend, xLLM and SGLang are supported — see here.

ArXiv

We present GLM-5, a next-generation foundation model designed to transition the paradigm of vibe coding to agentic engineering. Building upon the agentic, reasoning, and coding (ARC) capabilities of its predecessor, GLM-5 adopts DSA to significantly reduce training and inference costs while maintaining long-context fidelity. To advance model alignment and autonomy, we implement a new asynchronous reinforcement learning infrastructure that drastically improves post-training efficiency by decoupling generation from training. Furthermore, we propose novel asynchronous agent RL algorithms that further improve RL quality, enabling the model to learn from complex, long-horizon interactions more effectively. Through these innovations, GLM-5 achieves state-of-the-art performance on major open benchmarks. Most critically, GLM-5 demonstrates unprecedented capability in real-world coding tasks, surpassing previous baselines in handling end-to-end software engineering challenges. 

https://arxiv.org/abs/2602.15763


Référence

https://www.frandroid.com/culture-tech/intelligence-artificielle/3143733_voici-glm-5-2-lia-chinoise-gratuite-qui-bat-gpt-5-5-et-talonne-claude-opus-4-8-pour-six-fois-moins-cher

https://legrandcontinent.eu/fr/2026/06/23/avec-glm-5-2-la-chine-a-t-elle-ouvert-un-nouveau-moment-deepseek/

https://goodtech.info/des-pdg-de-la-tech-saluent-glm-52-chinois-meilleur-modele-ia-open-weights/

Monday, June 22, 2026

Comment faire confiance à une réponse de LLM qu'on ne peut pas vérifier et comment l'obliger à citer ses sources de manière adaptée et rigoureuse??

 A titre d'exemple, voici un billet dans Reddit sur le problème des LLM pour citer efficacement ses sources que j'ai structuré pour le publier sur mon blog.



J'ai passé  mon temps de développement à empêcher un LLM de citer les sources incorrectement. Voici les 6 modes d'échec que j'ai trouvés

BUT  construit un assistant de recherche en IA pour une entreprise de conformité

J'ai construit un assistant de recherche en IA pour une entreprise de conformité allemande et le pipeline de récupération a pris peut-être 30 % du temps de développement total. Les 70 % restants ont été consacrés à lutter contre le LLM pour qu'il cite correctement les sources.

Les avocats ont un standard très spécifique pour la citation. Vous ne dites pas "conformément aux directives légales." Vous dites "conformément à l'article 32(1)(a) DSGVO tel qu'interprété par la EuGH dans C-300/21." Si le système ne peut pas faire ça, il est inutile car aucun avocat ne va faire confiance à une réponse qu'il ne peut pas vérifier.

Voici chaque mode d'échec de citation que j'ai rencontré et comment j'ai traité chacun.

Échec 1 Citations de catégories vagues

Citations de catégories vagues. Le LLM écrivait des choses comme "laut professioneller Fachliteratur" (selon la littérature professionnelle) au lieu de nommer le document spécifique. Il citait essentiellement l'étiquette de métadonnées plutôt que la source. Fixe : instruction explicite dans l'invite disant "NE JAMAIS paraphraser le nom de la catégorie comme référence de source" avec des exemples spécifiques de ce qu'il ne faut pas faire.

Échec 2 aucun sens 

Étiquettes de catégories internes fuyant dans la sortie. Le LLM écrivait "(Kategorie: Hauptgerichtsentscheidung)" comme une citation en ligne. Cela n'a aucun sens pour l'utilisateur final. Fixe : instruction dans l'invite disant "NE JAMAIS utiliser (Kategorie: ...) comme citation en ligne" et exigeant le titre du document réel ou le nom de la cour à la place.

Échec 3 Attribution d'autorité incorrecte.

 Attribution d'autorité incorrecte. Une constatation d'un document de haute cour serait attribuée à une cour inférieure, ou vice versa. Cela est dangereux dans le travail légal car le niveau d'autorité de la cour compte énormément. Fixe : instruction dans l'invite exigeant que le LLM vérifie dans quelle section de catégorie le document apparaît avant de l'attribuer, avec un exemple spécifique montrant la logique d'attribution correcte.

Échec 4 mélange de citations

 Applatissement des positions divergentes. Lorsque une cour supérieure et une cour inférieure ne sont pas d'accord sur la même question juridique, le LLM les synthétisait en une seule position, favorisant généralement celle qui avait un langage plus clair plutôt que le niveau d'autorité supérieur. Fixe : instruction explicite exigeant que les deux positions soient présentées séparément avec leur source et leur niveau d'autorité notés.

Échec 5 hallucinations

 Revendications d'absence fausses. Le LLM affirmait avec assurance "les documents ne contiennent aucune information sur X" alors que l'information était en réalité présente dans le contexte mais enfouie sous un langage juridique dense. Fixe : instruction disant "NE PAS prétendre que l'information est absente à moins que vous n'ayez vérifié minutieusement" et suggérant au LLM de dire "les extraits disponibles peuvent ne pas contenir tous les détails" à la place.

Échec 6 Langage trop emphatique

Langage trop emphatique. Le LLM ajoutait des phrases de renforcement comme "ohne jeden Zweifel" (sans aucun doute) ou "ganz klar" (très clairement) aux conclusions juridiques. Les avocats trouvent cela peu professionnel car l'analyse juridique est rarement sans doute. Fixe : instruction de ton exigeant un langage factuel et mesuré, laissant les sources parler d'elles-mêmes.

Référence

https://www.reddit.com/r/LangChain/comments/1stgvno/i_spent_40_of_my_development_time_preventing_an/?tl=fr

Sunday, January 25, 2026

LateX, Compilation du document le plus simple «Hello, World!» avec TeXShop et MacTeX sur macOS, formation université de Laval Canada

 Courte introduction à la création d'un document de type «Hello, World!» avec LaTeX sur macOS (version 2019). Vidéo accompagnant la formation LaTeX de l'Université Laval disponible sur CTAN: https://ctan.org/pkg/formation-latex-ul



VERBATIM DE LA VIDÉO (2min 30)



Le processus de création d'un document avec LaTeX diffère passablement de celui à l'aide d'un logiciel de traitement de texte.

Cette vidéo explique comment créer et visualiser un document très simple avec LaTeX.

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La production d'un document à l'aide d'un ordinateur requiert toujours d'entrer le texte dans l'ordinateur, de le mettre en forme et de produire le document final.

Cependant, là où un traitement de texte de type What You See Is What You Get combine les trois étapes de manière transparente, LaTeX requiert d'utiliser trois outils bien différents, un pour chaque étape de production.

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Premièrement, on rédige le texte du document ainsi que diverses instructions et commandes LaTeX à l'aide d'un éditeur de texte.

Le fichier ainsi obtenu est ensuite passé à un programme, le moteur TeX. Celui-ci se chargera d'interpréter les instructions et les commandes afin de produire le texte exactement tel qu'il sera imprimé,aujourd'hui principalement sous forme d'un fichier PDF.

La troisième étape consiste à visionner le texte mis en forme avec une visionneuse comme Aperçu, Skim ou Acrobat Reader.

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Les deux premières étapes, la rédaction et ce que l'on appelle la compilation du texte sont rendues beaucoup plus simples par l'utilisation d'un logiciel intégré de rédaction LaTeX. Il en existeune multitude.

Nous ferons la démonstration à l'aide de l'éditeur TeXShop livré avec MacTeX.

Au démarrage, TeXShop nous présente un document vierge. Nous allons taper au long les instructions et le texte d'un très court document dans lequel nous saluons le monde, en anglais. C'est un grandclassique dans l'apprentissage d'un nouveau langage de programmation qui a même sa page Wikipedia!

Lorsque le document est complet, on passe à la phase de compilation, ou de composition, en appuyant sur le bouton correspondant dans la barre d'outil.

La première fois, il faudra d'abord sauvegarder le document. Nous vous recommendons fortement d'utiliser le type d'encodage Unicode UTF-8.

Si la compilation se déroule sans erreur, TeXShop vous présentera le fichier PDF produit dans sa visionneuse intégrée.

Vous pouvez faire de l'encodage UTF-8 le type par défaut dans les Préférences de TeXShop.

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Voilà, vous avez créé votre premier document LaTeX! C'est la base pour pouvoir attaquer la production de documents plus complexes, comme une thèse ou un mémoire. 

Saturday, January 17, 2026

Après les moteur de recherche par indexation en 1993, l’apprentissage profond 2012, puis les chatbots ChatGPT Gemini, 2022, la troisième AI intègre le monde réel. Des chercheurs suggèrent que Gemini est en train de détrôner tous ses concurrents

 

Pour souhaiter un "Pace e salute" en ce début d'année 2026,
voici un post sur mon vieux blog.

Geoffrey Hinton reçoit avec Yoshua Bengio et Yann Le Cun le prix Turing 2018 pour leurs travaux sur l'apprentissage profond. Ils sont appelés les « pères fondateurs » de l'intelligence artificielle.

Yann Lecun, Yoshua Bengio, Geoffrey Hinton. Deep learning. Nature, 2015, 521 (7553), pp.436-444.
  • Geoffrey Hinton, né le 6 décembre 1947 à Wimbledon (Royaume-Uni), est un chercheur britanno-canadien. Il est co-auteur d'un article publié en 1986, qui a popularisé l'algorithme de rétropropagation pour l'entraînement des réseaux de neurones-perceptrons multicouches: Learning representations by back-propagating errors https://www.nature.com/articles/323533a0
  • Yoshua Bengio, né le 5 mars 1964 à Paris en France, est un chercheur québécois-canadien d'origine franco-marocaine. Il est le seul scientifique vivant à avoir dépassé le million de citations sur Google Scholar. Il rejoint ainsi Michel Foucault, philosophe, historien des idées et militant politique français, cité plus d’un million de fois par ses pairs.
  • Yann Le Cun, né le 8 juillet 1960 à Soisy-sous-Montmorency en France. -Il estime que les LLM (de l'anglais Large Language Model) actuels sont limités car ne « comprenant » pas réellement le monde ; il juge les architectures JEPA plus prometteuses, car capables de construire des représentations internes du monde et de prédire ses évolutions.
On constate combien l'esprit révolutionnaire français est présent dans les fondements et développements de l'AI. 

Un petit clin d'oeil historique

Marseille est l’un des berceaux de l’intelligence artificielle en France avec la création du langage Prolog au début des années 1970. L’objet de cet article est de donner quelques repères historiques et de rendre hommage à Alain Colmerauer ainsi qu’aux membres de son équipe, aux chercheurs et enseignants-chercheurs qui ont contribué au développement de la recherche, de la formation et du transfert technologique en intelligence artificielle à partir de Marseille.

Geoffrey Hinton: Trois ans après avoir été pris au dépourvu par ChatGPT, Gemini est-il en train de gagner ?

Alors que la compétition autour de l’intelligence artificielle générative est souvent racontée comme une succession de coups médiatiques, de démonstrations spectaculaires et d’annonces parfois précipitées, Google avance à un rythme plus feutré. Avec Gemini, son modèle d’IA unifié, le groupe semble aujourd’hui récolter les fruits d’une stratégie plus structurelle que narrative. Sans déclarer officiellement la victoire, Google apparaît de plus en plus comme un acteur central, voire dominant, dans la phase actuelle de la course à l’IA. C'est en tout cas l'avis de certains spécialistes comme Geoffrey Hinton, le « parrain de l'IA ».

Depuis la fin de l’année 2022, la course à l’IA générative a été largement perçue comme un duel entre nouveaux entrants spectaculaires et géants historiques pris de court. L’irruption de OpenAI a imposé un nouveau tempo, rapidement suivi par l’intégration agressive de modèles génératifs dans les produits de Microsoft. Dans ce contexte, Google a souvent été décrit comme hésitant, voire en retard, malgré des années de recherche fondamentale en apprentissage automatique et en réseaux neuronaux.

Pendant une grande partie de l’année 2023, Google a souffert d’une image de poursuivant. L’arrivée rapide de modèles conversationnels très populaires a donné l’impression que le géant de Mountain View avait perdu l’initiative, malgré son rôle historique dans la recherche en apprentissage profond. Cette lecture, largement façonnée par le calendrier médiatique, a progressivement perdu de sa pertinence à mesure que la stratégie de Google s’est clarifiée.

Google a connu quelques lancements de produits difficiles par le passé. En 2024, Google a dû arrêter son générateur d'images IA parce que les gens disaient qu'il créait des images historiquement incorrectes de personnes de couleur et qualifiaient les résultats de « trop politiquement corrects ». Google a rapidement présenté ses excuses pour ce qu’il décrit comme des « inexactitudes dans certaines représentations historiques générées par l’image » avec son outil Gemini, en disant que ses tentatives de créer une « large gamme » de résultats ont manqué la cible. Gemini est un outil d’intelligence artificielle lancé par Google qui peut créer des images en réponse à des requêtes écrites. 

« Nous sommes conscients que Gemini propose des inexactitudes dans certaines représentations de génération d'images historiques », regrette Google dans sa déclaration publiée sur X/Twitter. « Nous travaillons à l'amélioration immédiate de ce type de représentations. La génération d'images par l'IA de Gemini génère un large éventail de personnes. Et c'est généralement une bonne chose, car des gens du monde entier l'utilisent. Mais dans le cas présent, il n'y a pas d'adéquation ». Après avoir mis l'outil en pause, le temps de retravailler dessus, il a été relancé.

Les versions précédentes de son outil de recherche IA donnaient également des conseils étranges, comme dire aux utilisateurs de mettre de la colle sur leur pizza pour empêcher le fromage de glisser.

Auparavant, le PDG de l'entreprise, Sundar Pichai, avait même déclaré que l'entreprise avait attendu pour lancer son chatbot parce qu'il n'était pas prêt. « Nous n'avions pas encore atteint un niveau où nous pouvions le commercialiser et où les gens auraient accepté que Google lance ce produit. Il présentait encore beaucoup de problèmes à l'époque », a déclaré Pichai.

Le lancement et l’évolution de Gemini ont marqué un changement de rythme. Là où les premières réponses de Google semblaient défensives, la firme a progressivement déployé un modèle plus cohérent, mieux intégré et techniquement plus ambitieux. Ce basculement n’a pas été immédiat, mais il s’est opéré de manière continue, presque imperceptible pour le grand public.

Gemini 3, le LLM qui change la donne ?

En novembre 2025, Google a annoncé Gemini 3, un modèle d'intelligence artificielle amélioré, près de huit mois après le lancement de Gemini 2.5. La société a déclaré que sa dernière suite de modèles d'IA exigera des utilisateurs qu'ils fournissent « moins d'indications » pour obtenir les résultats souhaités. Google a également annoncé une nouvelle plateforme d'agents appelée « Google Antigravity », qui permet aux développeurs de coder « à un niveau supérieur, axé sur les tâches ».

À la suite de cette annonce, Geoffrey Hinton, le « parrain de l'IA », a récemment estimé que Google est en train de rattraper OpenAI dans la course à l'intelligence artificielle (IA) [voir ci-dessous].Hinton, professeur émérite à l'université de Toronto et ancien expert de Google Brain, s'est également dit surpris que Google ait mis autant de temps à dépasser ses concurrents. Dans une interview accordée à Business Insider, lorsqu'il a été question de la position de Google par rapport à OpenAI, Hinton a déclaré : « Je pense qu'il est en fait plus surprenant que Google ait mis autant de temps à dépasser OpenAI. Je pense qu'à l'heure actuelle, ils commencent à le dépasser ».

Cette déclaration fait suite au lancement très apprécié de Gemini 3 de Google, une mise à jour qui, selon de nombreux acteurs du monde technologique, a permis à l'entreprise de dépasser le GPT-5 d'OpenAI. Le modèle d'image Nano Banana Pro AI de Google a également connu un grand succès. Ce changement intervient trois ans après que Google aurait déclaré « code rouge » à la suite de la sortie initiale de ChatGPT, des rapports récents suggérant désormais que c'est OpenAI qui pourrait tirer la sonnette d'alarme.

Geoffrey Hinton affirme que Google dispose d'un avantage en matière de puces IA. Outre le lancement réussi de son tout dernier modèle d'IA, le cours de l'action Google a augmenté après que des rapports ont suggéré que l'entreprise pourrait conclure un accord d'un milliard de dollars pour fournir à Meta, la société mère de Facebook, ses propres puces IA. La création de ses propres puces est un « avantage considérable » pour Google, a fait remarquer Hinton. Il a déclaré : « Google dispose de nombreux chercheurs très compétents et, bien sûr, d'une grande quantité de données et de nombreux centres de données. Je pense que Google va gagner. »

Gemini, un modèle pensé comme une plateforme

Avec Gemini, Google n’a pas cherché à empiler un énième modèle conversationnel, mais à concevoir une architecture unifiée capable de traiter nativement texte, image, audio, vidéo et code. Contrairement à des modèles conçus initialement pour le texte puis étendus par couches successives, Gemini a été pensé dès l’origine comme multimodal [il a été entraine en meme temps sur tous les types de données et non sur langage puis img puis video avec ajout de plug-in].

Ce choix technique a des implications concrètes. Il permet une meilleure cohérence entre les différents types de données, une réduction des pertes d’information entre modules et une plus grande efficacité lors de tâches complexes combinant raisonnement, compréhension visuelle et génération de contenu. Dans les benchmarks académiques comme dans de nombreux tests internes, certaines versions de Gemini ont commencé à dépasser ou à égaler leurs concurrents directs sur des tâches de raisonnement avancé.

Une intégration silencieuse mais massive dans l’écosystème Google

L’un des atouts majeurs de Google réside dans son écosystème existant. Gemini n’est pas seulement un produit autonome : il est progressivement injecté dans la recherche, les outils bureautiques, le développement logiciel, la gestion des données et les services cloud. Cette diffusion progressive, souvent peu spectaculaire, contraste avec des lancements plus bruyants mais confère à Google un avantage structurel.

Là où certains acteurs doivent convaincre les utilisateurs d’adopter de nouveaux outils, Google intègre Gemini dans des usages quotidiens déjà installés. Cette approche limite les frictions, permet une collecte de retours à grande échelle et accélère l’itération des modèles dans des conditions réelles.

Des moyens industriels difficiles à égaler

Sur le plan purement industriel, Google dispose d’un avantage rarement mis en avant dans les débats publics : sa maîtrise de l’infrastructure. Entre ses centres de données, ses accélérateurs maison et son expérience dans l’optimisation à grande échelle, le groupe peut entraîner, déployer et ajuster des modèles de très grande taille sans dépendre entièrement de fournisseurs externes.

Cette autonomie réduit les coûts marginaux, sécurise les chaînes d’approvisionnement en calcul et offre une flexibilité stratégique importante à long terme. Dans une course où l’accès à la puissance de calcul devient un facteur déterminant, cet élément pèse lourdement.

Un facteur important pour Gemini 3 était la manière dont il a été entraîné : à l'aide des TPU de Google, une puce hautement spécialisée que l'entreprise développe depuis des années précisément dans ce but. Google est certes sensible à certains problèmes de fabrication et à la hausse des prix de la RAM, comme tout le monde, mais contrairement à la quasi-totalité de ses concurrents, il ne dépend pas de la chaîne d'approvisionnement de Nvidia. Google est en mesure d'optimiser l'ensemble de son système pour le rendre meilleur, plus rapide et moins cher. Personne d'autre ne dispose d'un tel contrôle complet sur son destin en matière d'IA.

Gemini va équiper la prochaine version de Siri, permettant à Apple de transformer son assistant IA

Que faire lorsque l'on dispose de la technologie nécessaire ? La présenter au public et la mettre en œuvre. Lundi, Google et Apple ont annoncé que Gemini équiperait la prochaine génération de Siri, qui sortira plus tard cette année. C'est une grande victoire pour Apple, qui dépenserait 1 milliard de dollars par an dans l'espoir de transformer Siri en un assistant IA réellement utile, pour une fois.

Pour Google, c'est tout aussi important. Le fait qu'Apple affirme qu'il s'agit de « la meilleure technologie disponible » est évidemment un signal fort pour le marché, mais plus encore, Siri devient immédiatement l'un des moyens les plus populaires d'interagir avec Gemini.

[B]Sortie de « Personnal Intelligence..

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Geoffrey Hinton, le « parrain de l'IA », affirme que Google « commence à dépasser » OpenAI.

En novembre 2025, Google a annoncé Gemini 3, un modèle d'intelligence artificielle amélioré, près de huit mois après le lancement de Gemini 2.5. À la suite de cette annonce, Geoffrey Hinton, le « parrain de l'IA », a récemment estimé que Google est en train de rattraper OpenAI dans la course à l'intelligence artificielle (IA). Hinton, professeur émérite à l'université de Toronto et ancien expert de Google Brain, s'est également dit surpris que Google ait mis autant de temps à dépasser ses concurrents. Dans une interview accordée à Business Insider, lorsqu'il a été question de la position de Google par rapport à OpenAI, Hinton a déclaré : « Je pense qu'il est en fait plus surprenant que Google ait mis autant de temps à dépasser OpenAI. Je pense qu'à l'heure actuelle, ils commencent à le dépasser ».

Hinton, qui a contribué au développement des premières recherches en IA lorsqu'il travaillait chez Google Brain, a déclaré que la société de recherche était autrefois leader dans le domaine de l'IA, mais qu'elle avait choisi de se retenir. « Google a longtemps été en tête, n'est-ce pas ? Google a inventé les transformateurs. Google disposait de chatbots performants avant tout le monde », a souligné Hinton.

Cependant, Google s'est montré prudent après l'échec en 2016 du lancement par Microsoft de son chatbot IA « Tay », qui a connu une existence éphémère, la société ayant décidé de le fermer après qu'il ait publié des tweets extrêmement racistes, a expliqué Hinton. « Google, qui jouissait évidemment d'une très bonne réputation, craignait de la voir ternie de cette manière », a ajouté Hinton.

Google a connu quelques lancements de produits difficiles par le passé. L'année dernière, il a dû arrêter son générateur d'images IA parce que les gens disaient qu'il créait des images historiquement incorrectes de personnes de couleur et qualifiaient les résultats de « trop politiquement corrects ». Les versions précédentes de son outil de recherche IA donnaient également des conseils étranges, comme dire aux utilisateurs de mettre de la colle sur leur pizza pour empêcher le fromage de glisser.

Google fait également un don de 10 millions de dollars canadiens pour aider à financer la chaire Hinton en intelligence artificielle à l'université de Toronto, et l'université versera une somme équivalente. Hinton, qui a quitté Google en 2023 en raison de ses inquiétudes concernant les risques liés à l'IA, s'est depuis exprimé publiquement sur les dangers tels que la perte d'emplois et le fait que l'IA pourrait dépasser l'intelligence humaine. En 2024, il a même reçu le prix Nobel de physique.

Dans un communiqué, l'entreprise a déclaré : « Les travaux de Geoff sur les réseaux neuronaux, menés pendant ses années universitaires et sa décennie chez Google, ont jeté les bases de l'IA moderne. Cette chaire rend hommage à son héritage et aidera l'université à recruter des chercheurs visionnaires qui se consacreront au même type de recherche fondamentale motivée par la curiosité que Geoff a défendue. »

Les déclarations de Hinton interviennent alors qu'un rapport a récemment révélé qu'OpenAI aurait besoin de lever au moins 207 milliards de dollars d’ici 2030 pour poursuivre sa trajectoire actuelle, selon des projections de l'équipe américaine de HSBC chargée des logiciels et des services, relayées dans la presse économique. À l’échelle du secteur technologique, ce chiffre frôle l’irréel. Pourtant, il reflète une réalité devenue incontournable : l’intelligence artificielle moderne coûte une fortune monumentale, et chaque nouveau palier technologique transforme cette facture en précipice.

Geoffrey Hinton, parrain de l'IA, affirme que les géants de la technologie ne peuvent tirer profit de leurs investissements astronomiques que si la main-d'œuvre humaine est remplacée

 Les actions Nvidia chutent de 4 % après l'annonce que Meta utilisera les unités de traitement de tenseur (TPU) de Google, une puce spécialisée hautement efficace pour l'IA, dans ses centres de données en 2027

 L'avance d'OpenAI sur les autres entreprises d'IA a largement disparu après la sortie de Claude d'Anthropic, Gemini de Google, Grok de X, ainsi que Llama de Meta, selon un rapport sur l'état de l'IA

Source : Interview de Geoffrey Hinton accordée à Business Insider

Entrevue avec Yoshua Bengio par Les Sceptiques du Québec

On y explore les promesses et les pièges de la révolution en cours. Ce dimanche, le chercheur montréalais Yoshua Bengio parle avec notre chroniqueur de ses regrets, mais aussi de son espoir de rendre un jour les systèmes d’IA plus sûrs.
On va devoir bientôt développer la psychorobotique telle qu'imaginée par Asimov. Et, peut-être, s'inspirer de ses lois de la robotique:
"Alors que les prochaines décennies vont voir les avancées de l’IA et de la robotique, quelles barrières ou mesures juridiques mettre en place pour s’assurer que ces entités ne fassent pas de mal aux humains ? En 1942, l’écrivain américain d’origine russe Isaac Asimov (1920-1992) a présenté ses célèbres Trois lois de la robotique dans une nouvelle intitulée Cercle vicieux (Runaround) – ou Cycle fermé – qui met en scène les interactions d’un robot intelligent avec les humains. Les Trois lois sont les suivantes : (1) un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger ; (2) un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ; (3) un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi. Par la suite, Asimov a écrit beaucoup d’histoires montrant les conséquences inattendues que pouvaient avoir ces trois lois simples.
Plus tard, il ajouta une autre loi : « un robot ne peut pas faire de mal à l’humanité, ni, par son inaction, permettre que l’humanité soit blessée. » Ces lois ont influencé non seulement les auteurs de science-fiction, mais aussi les experts en intelligence artificielle. Après avoir découvert les lois d’Asimov, le chercheur en IA Marvin Minsky (1927-2016) indiqua qu’il « ne cessa jamais de s’interroger sur la manière dont pouvaient fonctionner les esprits…" 

Yann Le Cun, le 15 janvier 2026 : « Pourquoi je quitte Meta pour créer ma start-up d’IA »

Avec journalistes "le monde"

L’ex-directeur de la recherche fondamentale en intelligence artificielle de Meta justifie le lancement de sa start-up, spécialisée dans le monde physique, par ses divergences avec le groupe américain, et prédit une « troisième révolution de l’IA ».
A 65 ans, Yann Le Cun, le ponte de l’intelligence artificielle (IA) aux yeux clairs pétillants derrière ses éternelles lunettes Ray-Ban Wayfarer, veut ouvrir un nouveau chapitre de sa vie. Après avoir posé, comme chercheur, les bases de l’IA moderne – ce qui lui a valu de recevoir le prestigieux prix Turing 2018, avec deux confrères, Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton –, puis dirigé pendant plus de douze ans la recherche fondamentale en IA chez Meta, le Français lance sa start-up, baptisée « AMI », pour Advanced Machine Intelligence, qu’il rêve en « entreprise mondiale ».

Il réserve les détails de sa levée de fonds (estimée à 500 millions d’euros) et le casting de son équipe à des annonces courant février. On sait seulement que son siège sera à Paris et qu’il a déjà enrôlé l’ex-directeur de Meta France Laurent Solly, ainsi qu’Alex LeBrun, fondateur de la start-up d’IA spécialisée dans la santé Nabla. L’entrepreneur, installé en partie à New York, ambitionne qu’AMI contribue à ouvrir une nouvelle phase de l’IA : « Après l’apprentissage profond il y a douze ans, puis l’avènement des chatbots comme ChatGPT ou Gemini, il y a trois ans, il va y avoir une troisième révolution : celle des IA qui comprennent le monde réel, le monde physique », a-t-il assuré, jeudi 15 janvier, lors d’une rencontre à Paris avec quelques journalistes, promettant des applications dans l’industrie ou la robotique. Le chercheur ne cache pas que son départ de Meta est lié à des désaccords stratégiques.

Autre entrevue le 13 janvier 2026

C’est au restaurant étoilé Pavyllon, à deux pas du Grand Palais parisien, que Yann LeCun s’est confié au Financial Times dans le cadre de sa série « Lunch with the FT ».

Attablé pour un déjeuner de trois heures et demie, le chercheur français de 64 ans a expliqué sans détour pourquoi il a décidé de quitter Meta après onze ans de bons et loyaux services. « Rester est devenu politiquement difficile », confie-t-il. Une litote pour décrire une rupture qui révèle les tensions croissantes au sein du groupe californien sur la direction à prendre en matière d’IA.

LLM : un modèle en fin de course

Au cœur du conflit : une divergence fondamentale sur l’avenir technologique de l’intelligence artificielle. LeCun, prix Turing et figure tutélaire du deep learning, ne croit pas aux grands modèles de langage comme voie vers la super-intelligence. Pour lui, les LLM sont utiles mais limités, contraints par le langage seul. Une conviction qui détonne dans une Silicon Valley obsédée par cette approche.

Lire aussi : IA générative : Wikipedia fait enfin passer les chatbots à la caisse
Le problème ? Meta vient justement de miser massivement sur cette technologie. Après le lancement de ChatGPT fin 2022, l’entreprise a réorganisé ses équipes autour de Llama, son propre modèle de langage.

Le tournant s’opère véritablement en 2025. Mark Zuckerberg, déçu par les performances de Llama 4, décide de frapper fort. Il investit 15 milliards $ dans Scale AI et embauche son patron, Alexandr Wang, 28 ans, pour diriger le nouveau laboratoire de recherche TBD Lab. Une décision qui place ce jeune entrepreneur à la tête de l’unité de recherche en IA de Meta. Ses nouvelles recrues, attirées à coups de primes pouvant atteindre 100 millions $, sont selon LeCun « complètement convaincues par les LLM ».  LeCun se retrouve ainsi managé par quelqu’un qu’il qualifie de « jeune » et « inexpérimenté ». S’il reconnaît que Alexandr Wang apprend vite, il souligne son manque d’expérience en matière de recherche fondamentale. « On ne dit pas à un chercheur ce qu’il doit faire. On ne dit certainement pas à un chercheur comme moi ce qu’il doit faire », lance-t-il.
La communication se dégrade également avec l'unité IA générative. LeCun regrette que ses équipes proposent des innovations ambitieuses quand la direction ne retient que des projets éprouvés et sans risque. Une prudence qui, selon lui, conduit l'entreprise à prendre du retard.

Une organisation bouleversée

Plus profondément, LeCun refuse de renier ses convictions scientifiques. Certains chez Meta aimeraient qu'il cesse de proclamer publiquement que les LLM constituent une impasse pour atteindre la super-intelligence. Mais le chercheur ne transige pas : « Je ne vais pas changer d'avis parce qu'un type pense que j'ai tort. Je n'ai pas tort. Mon intégrité de scientifique ne me le permet pas. »

Cette inflexibilité s'explique aussi par sa vision alternative : les modèles du monde, ou world models, qu'il développe depuis des années. Cette architecture baptisée V-JEPA vise à donner aux machines une compréhension du monde physique en apprenant à partir de vidéos, et non uniquement du langage. Une approche qui intéresse davantage l'industrie lourde et l'aéronautique que les réseaux sociaux.

Cap vers AMI Labs

LeCun prépare désormais son prochain chapitre : Advanced Machine Intelligence Labs, une start-up qui incarnera sa vision de l'intelligence artificielle avancée. Il y occupera le poste de président exécutif, laissant la direction opérationnelle à Alex LeBrun, cofondateur de la startup française Nabla. Une structure qui lui permettra de conserver la liberté de recherche qu'il chérissait chez Meta. Pourquoi ne doit pas prendre le rôle de CEO ?  « Je suis à la fois trop désorganisé et trop vieux ! » confie Yann LeCun.

Lire aussi : On en sait (un peu) plus sur la future startup de Yann LeCun
Le chercheur promet des premières versions de sa technologie dans les douze mois. Pas encore la super-intelligence, mais un chemin vers celle-ci. Emmanuel Macron lui-même aurait manifesté sa satisfaction de voir cette nouvelle entreprise mondiale maintenir des liens étroits avec la France.

Après des décennies passées à façonner l'IA moderne, Yann LeCun entame donc un nouveau cycle. Son ambition ? Augmenter la quantité d'intelligence dans le monde. « L'intelligence, c'est vraiment ce dont nous devrions avoir davantage », affirme-t-il.

 Références

https://intelligence-artificielle.developpez.com/actu/379290/Trois-ans-apres-avoir-ete-pris-au-depourvu-par-ChatGPT-Gemini-est-il-en-train-de-gagner-Des-benchmarsks-et-des-chercheurs-suggerent-que-Gemini-a-ce-qu-il-faut-pour-detroner-OpenAI-et-tous-ses-concurrents/

https://intelligence-artificielle.developpez.com/actu/378248/Geoffrey-Hinton-le-parrain-de-l-IA-affirme-que-Google-commence-a-depasser-OpenAI-Je-pense-que-Google-va-gagner/

https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/01/16/yann-le-cun-pourquoi-je-quitte-meta-pour-creer-ma-start-up-d-ia_6662500_3234.html

https://www.silicon.fr/business-1367/yann-lecun-quitte-meta-les-coulisses-dune-rupture-225126