LLM personnalisé pour le CEA par Mistral *1
Le CEA et Mistral pour déployer une IA générative souveraine: La plateforme accompagne déjà les collaborateurs du CEA dans de nombreuses tâches : analyses documentaires, synthèses bibliographiques, préparation de dossiers de financement, gestion d'appels d'offres complexes, etc. Plusieurs de ces cas d'usage sont présentés à l'occasion du salon Vivatech sur le stand du CEA. Avec Maïa, le CEA affirme sa volonté de développer des usages responsables, sécurisés et maîtrisés de l'IA générative. Cette démarche s'inscrit dans la doctrine portée par le CEA : l'IA générative n'a pas vocation à être déployée partout ni à se substituer à l'expertise humaine. Elle doit être mobilisée en assistance, lorsque son apport est pertinent, maîtrisé et sécurisé, au service des métiers et des missions de l'organisme.
La collecte des données type "espion" *2
Meta AI, l’assistant de la firme de Mark Zuckerberg, qui truste la première place du classement de la collecte, en cochant 33 des 35 catégories de données personnelles recensées par Surfshark, soit la quasi-totalité de ce qu’une application peut récupérer auprès de ses utilisateurs. Suivent Google Gemini (23 catégories) et ChatGPT (17), qui sont assez nettement au-dessus de la moyenne observée chez les assistants étudiés. Mention assez bien pour Claude, Poe et DeepSeek, qui culminent à 13 chacun.
Enfin, Vibe, ex-Le Chat du Français Mistral, fait figure d’exception et obtient nettement la meilleure note de la classe, avec seulement six catégories recensées, soit cinq fois moins que Meta AI et près de trois fois moins que ChatGPT. Dans sa collecte, l’assistant tricolore se limite au nom et à l’e-mail de l’utilisateur, et à quatre types de données anonymisées, dont une seule à visée statistique.
Du côté de Meta AI, la liste est bien plus large hélas avec des éléments de localisation, d’historique de navigation, des informations financières, sur les contacts, l’historique de recherche ou encore des identifiants de l’appareil. Tomas Stamulis, le responsable de la sécurité des systèmes d'information chez Surfshark, explique qu’il vaut mieux, avant d’adopter un assistant IA, « vérifier quelles informations il collecte » et ajuster ses paramètres de confidentialité.
Campus AI, Mistral, BpiFrance,Émirats arabes unis, MGX *3
En présence de : Emmanuel Macron, Président de la République française ; Son Excellence Khaldoon Al Mubarak, Président de l'Executive Affairs Authority d'Abou Dabi et Secrétaire général du Conseil pour l'intelligence artificielle et les technologies avancées
Crédit photo : Alexandra Lebon / Présidence de la République
Thibaud Desfossés, Président de Campus AI, a déclaré : « La France a l'énergie, les talents et la base de recherche pour conduire l'Europe en matière d'IA. La question, désormais, est de savoir ce que la France fait de chaque gigawatt qu'elle construit. Faire monter Campus AI vers 3 GW, c'est notre réponse : une plateforme ouverte, bâtie avec nos partenaires industriels et territoriaux français, qui fait monter les fournisseurs français dans la chaîne de valeur et donne aux champions français de l'IA l'échelle qu'ils ne pourraient atteindre autrement. C'est le partenariat que la France et les Émirats arabes unis ont voulu construire, et le critère que nous nous imposons est simple : chaque gigawatt doit faire fructifier la valeur en France, et non simplement la traverser. »
Campus AI se consacre à la conception, au financement et à la livraison d'infrastructures numériques à grande échelle destinées à soutenir le développement de l'intelligence artificielle en France et en Europe. Son actionnariat réunit quatre acteurs majeurs de l'écosystème technologique et industriel : MGX, société mondiale d'investissement dans l'IA et les technologies avancées ; Bpifrance, la banque publique d'investissement française ; Mistral AI, pionnier français de l'IA générative ; et NVIDIA, leader mondial du calcul accéléré. Annoncé lors du Sommet Choose France en mai 2025, Campus AI dotera la France et l'Europe d'infrastructures de calcul de nouvelle génération répondant aux standards les plus exigeants de performance et d'efficacité énergétique. Conçus comme des campus ouverts, Campus AI vise à faire monter l'industrie française et européenne dans la chaîne de valeur et à donner aux champions français de l'IA un accès à une échelle qu'ils ne pourraient atteindre autrement,
L'éditeur français Nouveau Monde Editions demande à Mistral AI de l’indemniser pour avoir exploité plus de 200 ouvrages sans autorisation. *4
Yannick Dehée, historien et fondateur de Nouveau Monde Editions, est le premier « à demander à Mistral AI d’indemniser les auteurs et les éditeurs français qu’elle a piratés ». Il assure au Monde que le champion français de l’intelligence artificielle (IA) a utilisé, pour entraîner son modèle d’IA générative, « plus de 200 titres de son catalogue », soit plus d’un cinquième de son fond, sans jamais lui reverser un centime.
Selon une enquête de Mediapart du 22 décembre 2025, le directeur scientifique de Mistral AI, Guillaume Lample – qui officiait auparavant chez Meta –, avait plaidé pour que Meta entraîne son IA générative, LLaMA, en « s’appuyant sur des millions de livres collectés par Library Genesis (LibGen), un site Internet pirate ». Ce qui aurait, selon Mediapart, permis « le piratage de plusieurs dizaines de téraoctets (un téraoctet équivaut à 1 000 gigaoctets) de données ».
C’est pourtant outre-Atlantique que Nouveau Monde Editions – l’une des maisons d’édition lésées par Anthropic aux Etats-Unis – va obtenir gain de cause. Au moins cinq ouvrages de la maison française traduits en anglais ont été utilisés illégalement pour entraîner l’IA générative Claude d’Anthropic. Celui-ci a accepté, en septembre 2025, dans un accord à l’amiable, de verser au moins 1,5 milliard de dollars (1,26 milliard d’euros) à un fonds d’indemnisation d’auteurs, ayants droit et éditeurs qui poursuivaient l’entreprise pour avoir téléchargé illégalement.

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